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Entretiens Vu d’en bas

novembre 2002 | Le Matricule des Anges n°41 | par Stéphane Branger

Au bord de l’impossible, Fabienne Courtade s’éloigne du monde pour mieux le saisir. Sa poésie s’efforce de redonner forme à ce qui n’est plus. Face à l’aveuglement et au vide.

Ciel inversé 2

Installée à Paris depuis une quinzaine d’années, Fabienne Courtade éprouve une singulière fascination pour les gares, ces lieux où tout devient possible. Une façon de partir et d’être insaisissable que l’on retrouve dans son écriture : « il y a toujours une idée d’éloignement chez moi ». Le silence prend toute sa place entre l’avant et l’après, il est le fond du monde qui se confond avec le chaos. Fabienne Courtade souhaite d’ailleurs garder le silence sur « sa » vie, l’important pour elle étant les livres et non pas l’auteur qui les écrit. On apprendra juste que les étagères, dans son appartement, se sont écroulées sous le poids des livres et que leur réparation est reportée à plus tard.
Totalement dévouée à l’écriture, Fabienne Courtade s’est consacrée à la traduction de poètes, notamment serbes. Elle a également animé des ateliers et groupe de paroles en milieu psychiatrique. C’est en 1987 qu’elle publie son premier livre de poésie Nous, infiniment risqués, à la suite d’« un coup de cœur » des éditions Verdier. Elle ne cessera de creuser la langue, d’imposer cette « inquiétante étrangeté du corps ». Avec ce septième recueil, Ciel inversé 2, elle poursuit « dans la permanence d’une question et d’une voix, d’une tentative d’établir une parole plurielle ». On la croit ici, elle est déjà ailleurs, dans un prochain livre Il reste…«  (à paraître l’année prochaine), dans une sorte d’urgence :  »ainsi, je suis dans la nécessité d’écrire, pour continuer« .

Vous publiez aujourd’hui le deuxième volet de Ciel inversé. Ce livre s’inscrit-il dans le prolongement du précédent ?
À l’origine, c’était un seul livre qui a été coupé en deux pour des besoins éditoriaux. Puis j’ai retravaillé les deux parties sur les thèmes du ciel inversé, de la disparition et de l’aveuglement. Ce sont maintenant deux ouvrages indépendants, mais s’inscrivant dans un même cheminement. Le Bleu du ciel de Georges Bataille a sûrement guidé ma démarche et, en particulier, le chapitre »Le jour des morts« . Il y est question d’étoiles,  »d’un nombre infini d’étoiles« . Mais ces étoiles, cette  »multitude de petites lumières«  ne sont rien d’autre que les flammes vacillantes des bougies posées sur les tombes. Ce sont les tombes qui s’illuminent. Fête silencieuse et funèbre… Je fais parfois référence à ces passages, en effectuant des déplacements, des brisures… Ciel inversé, c’est également le ciel inversé de la page ; les noms de l’absent (mais il n’y a pas un absent -mais une absence) qui s’inscrivent sur le corps découpé, fragmenté, sur la pierre, le long des murs -ou dans des flaques d’eau (vase, boue, cimetière, corps des morts) qui reflètent le ciel. En fait le ciel est sinistre -ou sinistré.
L’absence semble être l’un des fondements de votre écriture.
Dans mes textes, il y a toujours, dans l’absence, la présence paradoxale (et plurielle) de l’autre -des références- de petits signes. Il y a une nécessité à sortir de cette absence de soi et...

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