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Dossier Pierre Autin-Grenier
Cuisine littéraire et indépendance

janvier 2003 | Le Matricule des Anges n°42 | par Thierry Guichard

De livre en livre, Pierre Autin-Grenier s’est construit une voix pour dire la révolte et le malaise. Avec des notes qui vont chercher du côté de la poésie, du burlesque et du fantastique les épices exotiques qui vous changent le banal quotidien. D’une écriture qui semble une accolade.

Adossé au soleil qui perce la fenêtre du rez-de-chaussée, attablé devant un verre de blanc lumineux que vient de lui servir Aline, Pierre Autin-Grenier s’amuse qu’on veuille encore mettre des notes sur des post-it coincés dans les pages de ses livres. Quand il a lu ce que Pierre Jourde a écrit sur lui dans son pamphlet La Littérature sans estomac, il a trouvé ça plutôt marrant. Et il a prévenu qu’il n’avait pas de grandes pensées à exprimer sur les « petites conneries » qu’il écrit. Mais que s’il s’agit de boire un verre et casser la croûte, là pas de problème, la maison est ouverte. Pierre Autin-Grenier est là, dans cette manière de refuser un sérieux qui trop souvent chez lui conduit au pessimisme. Et la littérature, quel que soit le nez de clown qu’on y met, c’est du sérieux, évidemment. Avec sa gouaille de Lyonnais, le bonhomme excelle à vous emballer vite fait des anecdotes pour vous divertir du chemin trop intime que, présomptueux, vous vouliez lui faire prendre. C’est qu’il veut écrire à l’instinct, ne pas savoir au préalable le pourquoi du comment, et que la dissection de ses textes l’effraierait. Il y a là de la pudeur, mais aussi le besoin de préserver, peut-être, son seul espace habitable. Depuis la parution de Toute une vie bien ratée la presse parisienne veut voir en lui un chouette provincial, campagnard bineur de jardin et éleveur d’abeilles (ce qu’il n’est pas), bon vivant, drôle à souhait et dont les livres ne mangent pas de pain, même si on y dévore des lapins « tombés au champ d’honneur » en rigolant « ventre déboutonné ». Cette image convient à l’homme tel qu’il veut paraître aux yeux de ses amis, par cette sorte d’élégance qui, comme l’humour, est la politesse des désespérés. Mais elle est à mille lieues de ce qui le fait écrire. Ses textes gardent la trace de ça : du trajet que fait M. Hyde-Grenier pour devenir le Docteur Jekyll-Autin qu’on veut bien fréquenter. Des textes mijotés selon une cuisine intime qui se fait aussi à l’oreille et où les épices masquent, autant qu’elles révèlent aux bons palais, l’amertume du mets.

Pour vous, Pierre Autin-Grenier, la littérature a-t-elle eu un rôle thérapeutique ?
Oui certainement. Elle l’a toujours, je pense. Au début c’était un certain refuge. Comme un gamin seul qui a des problèmes va se calfeutrer dans son histoire à lui, va se réfugier dans un jeu… Pour moi, ça a été l’écriture.
Vos premiers textes sont d’essence poétique et explorent des moments entre chien et loup, l’arrivée de la nuit quand elle n’est pas encore la nuit… C’était une façon de mettre des mots sur ce que vous viviez au sortir de l’enfance ?
C’était naturel, pas du tout calculé. Ce n’est pas voulu. Naturellement, ça correspond à ce que je suis. C’est pour ça que c’est difficile pour moi -et je n’y tiens pas- de refaire un livre comme L’Ange au gilet rouge (1990) qui est de la pure fiction. Impossible de faire un roman. Je n’en ai peut-être pas le talent ou les capacités, mais...

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