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Entretiens Demeure fraternelle

mars 2003 | Le Matricule des Anges n°43 | par Marc Blanchet

En rassemblant plusieurs recueils parus souvent de manière confidentielle, Jean-Yves Bériou impose une poésie à l’écart des modes mais à l’écoute du monde.

Le Château périlleux

C’est en Espagne, à Barcelone, que vit Jean-Yves Bériou. À lire Le Château périlleux, on pourrait penser le croiser sur les terres d’Irlande, de Bretagne ou d’Andalousie. Cette poésie semble venir d’une terre où la poésie peut exprimer les sentiments d’un peuple, entre tradition et révolte. C’est sûrement pour ces raisons que Jean-Yves Bériou a lu et relu les auteurs surréalistes, ne considérant pas seulement Breton et d’autres écrivains comme les simples représentants d’un mouvement littéraire mais comme des êtres saisis par le besoin d’une expression nouvelle, d’un désir de liberté et d’irrévérence devant les lois. En traduisant notamment Le Livre du froid du poète espagnol Antonio Gamoneda, Jean-Yves Bériou nous fournit aussi des indices pour comprendre pourquoi sa poésie a le rythme des coplas. Car le rythme dans cette poésie est essentielle, il puise dans l’enseignement de la musique pour appréhender le monde ou le saluer : « Ici, je m’en souviens, il y avait un mur/ entre les fougères, mais reviennent les lézards/ d’un bal obscur où nous avons/ dansé, crié, tels des/ chiens maigres. » Cet amour du chant permet aussi de comprendre les amours littéraires (« goûts » est trop faible !) d’un homme entre deux pays qui préférera parler de Maurice Blanchard ou Léo Ferré que de poètes plus officiels, peu enclins à favoriser la découverte de confrères méconnus.

Le Château périlleux semble le « recueil » par excellence, puisqu’il couvre une longue période d’écriture…
J’ai proposé le manuscrit du texte central (Le Château périlleux à proprement parler) à plusieurs éditeurs et il a plu à Claude Rouquet, des éditions L’Escampette. Ça ne faisait pas assez pour un livre : j’ai rajouté à la fois des poèmes parus en revues ou plaquettes et des inédits (trois d’entre eux avaient été publiés en espagnol). Au total, il y a une moitié d’inédits en français. Ce qui a surtout compté a été d’abord le texte central, terminé vers 1997, un texte auquel je donnais une grande importance car, sans vouloir faire de la poésie un discours philosophique ou son illustration sensible (je suis hostile à toute poésie d’idées), il m’est paru traversé d’une perspective sensible et critique à la fois. Je veux dire par là qu’il est organisé autour de la présence, même contradictoire, du monde dans l’homme et de l’homme dans le monde, d’un sentiment de la vie anti-ontologique. Pour moi, toute ontologie est une imposture, un message de dressage. Il n’y a pas de manque, de vide à l’origine, et pas d’origine du tout (pas de « plein » non plus). Pas de transcendance, même négative.
Qu’est-ce qui alors s’impose à vous ?
L’immanence, seule. Même creusée, même vidée -ce qu’elle est en tendance- elle reste immanence. Bien sûr, je n’ai pas écrit ce texte central à partir de ces réflexions, et d’ailleurs ces réflexions ne sont pas seulement le résultat d’une analyse intellectuelle, théorique. Elles viennent aussi de ma façon de m’engager dans la poésie depuis...

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