La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Vie littéraire L’agent de liaison

octobre 2003 | Le Matricule des Anges n°47 | par Thierry Guichard

Sylviane Sambor prend la direction de l’Office du Livre Poitou-Charentes. Une nouvelle étape pour cette passeuse de littérature.

Après les éditeurs Georges Monti puis François-Marie Deyrolle, c’est une « agent de liaison », ainsi que Sylviane Sambor se définit elle-même, qui prend aujourd’hui la direction de l’Office du livre Poitou-Charentes. Pour qui s’intéresse à la littérature, surtout portugaise, ce nom est déjà connu. Fondatrice et directrice du Carrefour des littératures à Bordeaux, cela fait dix-sept ans que Sylviane Sambor milite pour la diffusion des œuvres de qualité.
Si adolescente, elle lisait raisonnablement, c’est la rencontre avec Claude Rouquet (le futur éditeur de L’Escampette) qui va lui ouvrir la « caverne d’Ali Baba ». Quand on découvre la littérature « on trouve un chemin pour comprendre qui l’on est ». Dès lors, la passion trouve sa voie : la transmission, la diffusion des livres ; « c’est la suite de mon expérience personnelle. Dans un monde qui va vite, on veut nous faire croire qu’on a accès à tout alors que des canaux d’irrigation disparaissent. Les gens qui n’ont pas les clés pour accéder à la littérature, on en fait des consommateurs passifs de livres vendus au supermarché. » On la sent prête à s’emporter, qui se retient pourtant, préférant l’enthousiasme à l’inquiétude. « C’est devenu obsessionnel de travailler pour aider à cette transmission des œuvres. »
Étudiante, elle a fréquenté les bancs de la fac de Lettres, ceux de l’I.U.T métiers du livre, fait une multitude de stages pour connaître toute la chaîne du livre (de l’imprimerie à la librairie). Elle a continué avec une école de commerce et de nouveaux stages (Hachette, Distique). En 1986, on lui confie la réalisation d’une semaine de la littérature belge francophone à Bordeaux qui aura lieu en janvier 87. Elle trouve alors la forme et la manière avec laquelle, désormais, elle construira ses rendez-vous aquitains : associer les libraires, les bibliothèques, les cinémas, les restaurants pour aller à la rencontre des divers publics. Faire une manifestation qui se déplace et qui deviendra, de plus en plus, nomade.
C’est à cette époque aussi qu’elle découvre la littérature portugaise et notamment António Lobo Antunes. La lecture de Fado Alexandrino achevée, elle décide d’organiser une semaine de la littérature portugaise. Le Carrefour des littératures, qui prendra ce nom sept ans plus tard, venait de naître. « J’ai fait feu de tout bois pour construire la manifestation sans moyens ». Elle remporte le « Défi jeune » du ministère de la Jeunesse et des Sports et investit les 50 000 F gagnés dans l’aventure. Aujourd’hui, à l’heure du bilan, on comptabilise plus de quatre cents écrivains invités dans toute l’Aquitaine ainsi que des éditeurs, cinéastes et artistes. « À l’heure du bilan » : la seizième édition, qui prend fin le 19 octobre, sera la dernière. « Après seize ans de combat pour aller chercher les budgets, on n’a plus la même force pour recommencer le parcours du combattant ». C’est sous le ciel poitevin désormais qu’elle portera le fer de ses combats. Avec un budget similaire (environ 520 000 ), une équipe plus réduite (trois au lieu de six) mais une pérennité des actions assurée et des manifestations déjà bien ancrées comme « Anguille sous roche » et « Littératures métisses ». En attendant de nouveaux canaux d’irrigation du livre ?

L’agent de liaison Par Thierry Guichard
Le Matricule des Anges n°47 , octobre 2003.