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Événement & Grand Fonds Noirceur des origines

septembre 2004 | Le Matricule des Anges n°56 | par Jean Laurenti

Pour accomplir sa quête autobiographique, Rick Moody est amené à remonter aux sources mêmes de la nation américaine. Un voyage tumultueux qu’il accomplit sous le patronage de Nathaniel Hawthorne.

À la recherche du voile noir

L’Amérique s’est forgée au cours de son histoire des identités littéraires ancrées dans la diversité de ses territoires. On connaît la Californie et son soleil trompeur, de Steinbeck ou de Fante ; le Montana et ses écrivains d’une nature, violente et généreuse, qui confronte les êtres à leur propre vérité ; le Sud de Faulkner et de Flannery O’Connor, marqué par l’esclavage puis la ségrégation raciale, et l’indignité d’une guerre perdue. Lorsqu’on évoque la côte Est, c’est d’abord à New York que l’on songe, ville-monde où ont vécu quelques-uns des plus grands auteurs américains. C’est là qu’en 1962 est né Rick Moody, figure montante des lettres américaines, auteur notamment des très remarqués Purple America et Tempête de glace. C’est un peu plus au nord, en Nouvelle-Angleterre, que s’est enracinée sa famille, et que lui-même a grandi. Une région où débute véritablement l’histoire des États-Unis avec l’arrivée des réfugiés religieux (les fameux Fathers Pilgrims du Mayflower) et politiques, hommes et femmes à la foi puritaine chevillée au corps et à l’âme, tourmentés par le poids de la faute, réelle ou fantasmée. La Nouvelle-Angleterre est, comme l’ancienne, un pays de pluies et de brumes. Berceau de la nation américaine, elle est le lieu où se sont élaborées ses valeurs et constituées ses Églises. À la recherche du voile noir rend compte de l’exploration que tente Rick Moody de ce monde-là. Plongée dans la généalogie familiale, le livre est aussi une tentative de saisir en quoi l’histoire de ce pays (la Nouvelle-Angleterre, et donc plus largement les États-Unis) est marquée par le sentiment de la faute, faute enfouie au plus profond de la conscience collective, génératrice d’une névrose dont l’auteur se pose en héritier. On doit aussi lire ce texte comme l’autobiographie d’un écrivain de 40 ans, qui essaie par des moyens littéraires de saisir l’origine de ses tourments. Autant dire que l’entreprise est complexe, ardue et le livre qu’elle engendre n’est pas des plus accessibles.
En outre, et ce n’est pas le moindre de ses mérites, il constitue une très bonne introduction à la vie et à l’œuvre de Nathaniel Hawthorne : né en 1804 à Salem, dans le Massachusetts, l’auteur de La Lettre écarlate est l’écrivain majeur de la Nouvelle-Angleterre, en même temps que la première grande figure littéraire américaine. Moody a bâti sa Recherche autour d’un des récits de Hawthorne, Le Voile noir du pasteur (texte inséré en intégralité à la fin du livre), dans lequel il est question d’un prédicateur d’une trentaine d’années nommé Hooper, qui décide un jour de voiler son visage jusqu’à son dernier souffle. Hawthorne annonce, dans une note liminaire, que son texte s’inspire d’une histoire vraie, survenue dans le pays à la fin du XVIIIe siècle : un autre pasteur, du nom de Joseph Moody, avait lui aussi décidé de voiler son visage après avoir provoqué la mort d’un ami. La présence de ce « Moody au mouchoir » dans l’arbre généalogique et l’ombre de son...

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