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Événement & Grand Fonds Les mondes de Musil

janvier 2005 | Le Matricule des Anges n°59 | par Béatrice Commengé

Avec la nouvelle édition de L’Homme sans qualités, enrichie d’ébauches, d’études, de fragments posthumes, nous est enfin rendue « l’écriture dans tous ses états » d’une œuvre monumentale qui a pour ambition de « reprendre possession de l’irréalité ».

L' Homme sans qualités Tome I

L' Homme sans qualités Tome II

Je demande qu’on me lise deux fois, en partie et en totalité « réclamait Robert Musil avec une » prétention « amusée. Il parlait, naturellement, de la lecture de son livre ultime, inachevé et inachevable : L’Homme sans qualités. Devant les mille quarante-sept pages du deuxième tome de la nouvelle édition du livre, j’en viens à penser que son vœu est en passe d’être exaucé. En effet, si les trois premières parties, publiées respectivement en 1930 et 33 avec l’assentiment de l’auteur, nous sont proposées sans changement dans l’admirable traduction de Philippe Jaccottet, les chapitres, ébauches et brouillons de ce qui devait constituer » la fin « , sont livrés pour la première fois » en chantier « , c’est-à-dire dans le respect le plus fidèle de l’état de ce work in progress, grâce à Jean-Pierre Cometti. Et voici l’intérêt tout à coup renouvelé.
 » Le fait d’écrire est plus important que l’œuvre achevée, le fait d’écrire est l’œuvre « déclarait Adolf Frisé, l’initiateur en 1978 de cette nouvelle édition en Allemagne. Musil voyait son roman comme un arc : » le premier tome s’achève à peu près au sommet « , mais le deuxième » ne possède aucun contrefort. « Une pente douce à laquelle l’auteur a vainement tenté de donner un » butoir « , mais comment mettre fin à une œuvre qui ne se » contente pas de décrire une réalité « , mais se propose rien de moins que d’ » inventer l’homme intérieur «  ? Et quand l’auteur nous confie que c’est » dans l’écriture que se décide ce qu’(il) croit « , c’est à nous de nous demander pourquoi un livre qui n’aurait pas de fin n’en serait-il pas moins » livre «  ? Vagabonder entre des ébauches et réflexions bien antérieures à la publication et des chapitres considérés comme achevés n’est-ce pas, au contraire, une expérience unique qui nous plonge au cœur même de l’entreprise ? » On ne doit pas confondre l’inachèvement d’un travail avec le scepticisme de son auteur « écrivait Musil en 32, au moment où il décidait de publier la troisième partie du roman sans attendre la fin. » Aujourd’hui, la structure d’une œuvre est quelque chose de plus important que son déroulement, poursuivait-il, voilà ce qu’il faut que nous parvenions à comprendre, après quoi, on aura des livres. « Ainsi, entre 1933 et ce jour d’avril 1942 où la mort le surprit en plein travail, Musil ne cessa de remodeler cette structure, allant jusqu’à reprendre au dernier moment des chapitres pourtant donnés à l’impression en 1938. Et c’est devant ce matériau vivant que nous nous retrouvons aujourd’hui, avec cette impression de surprendre les atermoiements du créateur submergé par l’ampleur de la tâche. » Je montre mon travail tout en sachant qu’il n’est qu’une partie de la vérité, et je le montrerai même en le sachant faux, parce que certaines erreurs sont des étapes de la vérité. « Tel était son credo. Et voici donc que nous sont offertes ces » étapes «  : à nous d’en saisir la progression, de nous faufiler dans les circonvolutions d’un cerveau à...

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