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Éditeur De l’écriture au singulier

avril 2005 | Le Matricule des Anges n°62 | par Philippe Savary

L’éditrice Catherine Flohic, 58 ans, reprend du service en créant Argol, et affiche ses mêmes attachements : croiser l’art et la littérature, aller à la source des questions d’écriture contemporaine.

Elle prévient son visiteur : « Je préfère écouter que parler. C’est ma nature ». Et d’une voix merveilleusement douce, elle parlera plutôt des autres. Des écrivains ou des artistes qu’elle apprécie, comme Roman Opalka qui cherche à peindre le temps. Catherine Flohic attache de l’importance à la rencontre. Née en 1946, cette Bretonne d’adoption est une Parisienne « pure souche ». Enfance confortable, milieu social aisé, entre un père professeur de médecine, vice-doyen de faculté, et une mère au foyer. « Ils m’ont appris à faire les choses qu’on aime, et les faire à fond ». Le temps de l’adolescence s’égrène, sans heurt : la peinture, la lecture (Gracq, Miller, Colette, plus tard Duras), la voile, les sciences naturelles. À 20 ans, elle écoute Sonny Rollins mais ne « connaît pas les Rolling Stones ». Elle dit aussi : « Je n’ai jamais aimé voyager, sauf dans les musées ». Le souvenir de Mai 68 la laisse songeuse : « Le plus important, c’est ma liberté. Donc pas d’engagement. Il y a toujours un revers à son propre manque de lucidité. » Puis elle suivra des études de médecine, de linguistique, de psychologie : un diplôme d’orthophoniste lui ouvre en 1971 les portes de l’hôpital Trousseau. Elle travaillera plus de vingt ans dans le service de Françoise Dolto sur le dépistage de l’autisme et l’évaluation des pathologies du langage chez l’enfant.
Les éditions Flohic ont été créées en 1983 pour publier Eighty, une revue d’art contemporain. L’idée vient de son mari, Jean-Luc Flohic : rencontrer un artiste et montrer la peinture en image « dans un souci didactique ». Catherine visite les ateliers, s’occupe du contenu éditorial, compose la maquette. « L’objet livre, ça a une valeur pratique. Grâce à cette expérience, j’ai toujours pu travailler en autarcie complète. »
En 1991, alors que Eighty devient Ninety, son mari imagine la création d’un nouvel espace éditorial, les « Musées secrets ». À la frontière entre l’art et la littérature, la collection invite un écrivain à évoquer un peintre qu’il aime. Pascal Quignard inaugure l’aventure avec La Nuit et le silence, sur Georges de la Tour. Les débuts sont difficiles. Album grand format, traduit en quatre langues, diffusé à l’international. « Ce fut rapidement ingérable. » Le couple se recentre sur la France, et en 95, repense le concept, en moins grand. Trente-deux volumes paraîtront. Et la fine fleur de la littérature française (et quelques Européens) se prêtera avec envie à cet exercice de figure imposée : Roubaud, NDiaye, Bergounioux, Bon, Holder, Juliet, Serena, Savitzkaya, Janvier, Germain, etc. Comme dans tous les musées, il y a une partie cachée, les projets avortés : Duras/Rembrandt, Lamarche-Vadel/Strindberg… L’éditrice se souvient d’un coup de fil, en plein été : « Bonjour, c’est Alberto Moravia. Il est pris Van Gogh ? » L’Italien mourra trois semaines plus tard d’une crise cardiaque.
Parallèlement, Catherine Flohic enrichit le versant littéraire de la maison avec des textes sur...

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