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Poésie Incomplétude

mai 2005 | Le Matricule des Anges n°63 | par Richard Blin

Gants de peau & autres poèmes

Ana Cristina Cesar, née à Rio, en 1952, appartient à la génération carioca des années 70. Une vie qu’interrompit brutalement un suicide, à 31 ans, alors que le volume dans lequel elle venait de réunir ses trois premières publications,
À tes pieds (1982), connaissait un succès qui ne s’est jamais démenti depuis. L’anthologie bilingue qu’en propose Chandeigne, s’articule autour de Luvas de Pelica (Gants de peau), son texte majeur. Écrit lors d’un long séjour en Angleterre, il nous plonge au cœur d’un univers débordant d’affects, d’élans et de ruptures. Écriture expressionniste, suite d’équilibres approximatifs et instables, de reflets et d’images comme projetées sur les vitres d’une prison intérieure. Un voyage dans les sensations où le circonstanciel devient l’essentiel, et où les sens cherchent à s’accorder à une pensée bordée d’inquiétants silences. À la fois actrice et spectatrice, et en un mouvement contradictoire d’emprise et de fuite, Ana Cristina Cesar dit son corps à corps avec un monde trop plastique et trop agressif. D’où son ardent besoin d’échanges, sa volonté de correspondance. Échanges de points de vue qui sont souvent des points de vie. Contacts imparfaits que symbolisent (?) les gants venant interposer leur propre peau, là où la distance est déjà suffisamment épaisse. Une écriture syncopée où il est difficile de ne pas lire l’écho d’un réel fragmentaire et miné par le manque. « J’ai des correspondants dans quatre capitales du monde (…). Quand je n’ai pas de courrier (…) Je fais des petits serpents, des enfants de colère de petites colères qui grimpent en groupe partout sur la table et recouvrent le calendrier du mur sans cesser de bouger ».

Richard Blin

Gants de peau & autres poèmes
Ana Cristina Cesar
Traduit du portugais (Brésil) par Michel Riaudel et Pauline Alphen
Chandeigne, 96 pages, 10

Incomplétude Par Richard Blin
Le Matricule des Anges n°63 , mai 2005.
LMDA papier n°63
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LMDA PDF n°63
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