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Poésie Faux adieux

juin 2005 | Le Matricule des Anges n°64 | par Hélène Pelletier

Voilà un titre retentissant, éclatant d’abdication, accolé à un écrit pourtant également revendicatif. Ainsi Jean-Michel Maulpoix, empruntant parfois à ses précédents essais critiques (dont Le Poète perplexe) et études biographiques, ose enfin crier franchement à la mort du poème, mais disons-le, à la mort du poème tel qu’il souhaite encore le lire. Entre autres attaché à Rimbaud, Baudelaire, Mallarmé, mais aussi à des contemporains comme Jaccottet, Bonnefoy ou Réda, auxquels il a consacré déjà d’imposants travaux, il dénonce la fin du lyrisme, de l’espérance, de la beauté dans le poème, en leur rendant magnifiquement hommage même s’« il se fait tard ». Il annonce l’avènement de l’« altitude zéro », la fin d’une verticalité, d’une lucidité, d’une persévérance poétiques, tout en magnifiant le travail du poète. Il s’agit d’un bilan très touffu, où le regard sensible ira du mythe d’Orphée jusqu’à l’enfance de Sarraute, et où l’auteur affirme avec audace, en ce XXIe siècle, n’attendre « rien de moins du poète que la vérité toute nue et tout entière, non pas abstraite et générale, mais concrète et radicale ». Maulpoix reviendra abondamment sur la question du lyrisme critique, puis l’on se demandera comment il est possible d’implorer le poète de faire parler les paysages (notamment par l’écriture de carnets de route, et il évoquera évidemment Bouvier), d’être lucide et ouvert au monde, « extrait du bocal », contemporain, mais aussi d’évacuer toute expression, en apparence déconstruite, de laideur et de vide, alors qu’ils fondent la beauté des formes nouvelles, et leur nécessité.

Hélène Pelletier

Adieux au poème
Jean-Michel Maulpoix
José Corti, 334 pages, 20

Faux adieux Par Hélène Pelletier
Le Matricule des Anges n°64 , juin 2005.