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Éditeur Les ressorts du métier

avril 2006 | Le Matricule des Anges n°72 | par Philippe Savary

Plurielle par les genres qu’elle aborde, la maison Liana Levi fêtera l’an prochain son vingt-cinquième anniversaire. Cette belle longévité, elle le doit au tempérament et à la curiosité de sa fondatrice, pour qui l’édition reste un lieu d’« apprentissage permanent ».

La petite pièce est claire. D’un côté, une photo, celle des bureaux où nous sommes, au cœur du quartier de la Sorbonne, mais prise en mai 68, abritant en ce temps joyeux les éditions Maspero. De l’autre, une affiche immense, représentant le texte intégral et miniaturisé de La Divine Comédie, qui rappelle que notre hôte est italienne. Mémoire des lieux et des époques. « Ma famille était originaire d’Egypte, celle de Cossery et de Jabès. La langue de cette bourgeoisie cosmopolite était le français. J’ai toujours été élevée dans la double langue », explique l’éditrice, qui quitta Milan le bac en poche pour rejoindre Paris et les bancs de Sciences po.
La mémoire, celle du monde, peut servir de guide pour arpenter le catalogue de Liana Levi. Il fut inauguré en 1982, avec parmi les premiers livres, ceux d’une collection, « Les Reporters de l’histoire », dans laquelle la jeune éditrice publie des anthologies d’articles de grands écrivains autour de la colonisation, la Commune, la femme au XIXe siècle, etc. En 1987, « le hasard » lui offre un recueil de Primo Levi dans les couloirs de la Foire de Francfort. En 1989, elle se lance dans le livre d’art grâce à une commande du palais Grassi à Venise, et fera paraître une série sur les religions « qui a fait vivre la maison pendant des années ». Parallèlement, elle s’intéresse au jazz et à la Shoah, aux bâtisseurs de paix au Proche-Orient et au polar. Le rayon littérature étrangère abrite aussi de solides références : on y croise Joseph Roth et son ami Soma Morgenstern, Bruno Arpaia et Henry James, ainsi que les deux emblèmes de la maison, le romancier noir américain Ernest J. Gaines et le cocasse Andreï Kourkov. En 2002, pour ses vingt ans, Liana Levi crée une collection de poche, « Piccolo » qui donne une seconde vie aux « long-sellers » du fonds et accueille des inédits ou de nouvelles traductions (le génial Sholem Aleikem, Natalia Ginzburg, Émile Gaboriau, Isabelle Eberhardt…)
« L’éditeur est juste un passeur », dit cette femme plutôt discrète, bien contente d’avoir découvert Alessandro Piperno (Avec les pires intentions) et Iain Levison (Un petit boulot). Cela tombe bien. Liana Levi aime entre tout « signer des contrats de nouveaux livres » parce que « nous sommes finalement une machine à dire non ».

Dans quelles conditions avez-vous créé votre maison d’édition ?
J’étais correspondante de plusieurs journaux italiens à Paris depuis sept ou huit ans. Et j’ai toujours eu envie de faire de l’édition. Ce sentiment d’urgence vous donne parfois de l’audace, ou un brin d’inconscience… J’ai rencontré plusieurs éditeurs comme Jérôme Lindon (Minuit) ou Jean-Marie Borzeix (Seuil). J’en avais déduit que le problème central de l’édition, c’était la diffusion-distribution. Peut-être en avais-je sous-estimé quelques autres… Je me suis donc appuyée en 1982 sur une maison d’édition qui existait déjà, Sylvie Messinger, qui avait travaillé chez Pierre Belfond. Elle était contente de...

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