La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Domaine étranger Vies perdues à Vancouver

avril 2006 | Le Matricule des Anges n°72 | par Thierry Guinhut

C’est avec curiosité que l’on attend maintenant le premier roman de Nancy Lee, à paraître en 2007… Car ce recueil a non seulement une écriture, mais un univers. Univers glauque, au gré de nouvelles à première vue sans lien, mais qui s’agglomèrent en un tout prenant. Nous sommes à Vancouver, dans l’est canadien, et le portrait d’une ville vue par ses bas-fonds et ses psychés malades, s’élève devant le lecteur, ce que confirme l’ascension finale à « l’étage de l’observatoire ». Les drogues et l’alcool coulent à flot, prostituées, clients et proxénètes rôdent, et surtout un serial killer imprécis dont les dizaines de victimes féminines sont découvertes dans un charnier. C’est ainsi que dans la nouvelle titre, grâce à un art consommé de l’ellipse, l’on devine le destin d’une adolescente piteusement rebelle. Les personnages principaux, narrateurs parfois, sont des femmes. Souvent livrées à des fantasmes sans gloire, à des hommes sans grandeur. Annie et Jemma s’en vont « A l’est », en fait assaillir une prison et un policier à coups de cailloux. « Sally morcelée » nous décline le portrait d’une jeune fille depuis ses yeux jusqu’à son vagin, en passant par ses seins, du moins celui qui lui reste. « Tandis que son père dort, Sally lui enlève le masque à oxygène et le met sur son visage », éphémère moyen d’échapper aux cancers familiaux. Le pire est peut-être ce photographe d’Associated press qui « est une conscience sociale », dénonçant les guerres de par le monde, mais fait de l’amour une vraie torture sado-maso pour sa partenaire… Vies perdues dont Nancy Lee se fait l’avocate, en psychologue, en sociologue, mais à petites touches incisives.

Dead girls de Nancy Lee
Traduit de l’anglais (Canada) par Sophie Aslanides Buchet-Chastel, 300 pages, 20

Vies perdues à Vancouver Par Thierry Guinhut
Le Matricule des Anges n°72 , avril 2006.
LMDA PDF n°72
4.00 €