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Poésie La part manquante

juillet 2006 | Le Matricule des Anges n°75 | par Philippe Castells

Le Débat solitaire

Est-ce qu’esthétiser sa douleur aide au deuil ? À l’instar d’un décès la perte sentimentale nécessite qu’on réorganise son psychisme, qu’on mette son univers intérieur en phase avec la réalité, qu’on oblige son affect à vivre avec ce déficit acide dû à la séparation. Mettre des mots sur tout cela, relèverait donc plus de la démarche psychanalytique que de la littérature, mais quand la sensibilité de celui qui survit à son désarroi a plus d’ampleur qu’un geignement commun, les mots justement, entre réminiscence et mythologie amoureuse, tracent une épure, une silhouette, comme le fantôme de ce que fut l’amour. Hubert Voignier raconte sa rupture, pas elle vraiment, mais ce cheminement qui y mena, pas tant dans les faits eux-mêmes que dans le ressenti de ces moments qui aussi bien bâtissent une vie conjugale qu’ils détruisent le rêve d’une existence en harmonie avec le monde. Il dit, bien sûr, l’échec mais aussi ses conséquences, l’avidité que l’on a à remplir le vide créé, à combler l’absence ; il évoque la somme des aventures qui sont autant de recherches mais autant de nouvelles ruptures, il les interroge, les analyse, et en définitive conclut à l’inexorable douleur de la perte, perte des êtres chers, des lieux, des instants… « Il savait bien au fond qu’il n’était encore et toujours qu’un passager clandestin, un exilé sans ancrage, un vagabond sentimental, nostalgique de la famille perdue, qui n’avait fait que glisser comme des gouttes de pluie sur les plumes lisses et lustrées des ailes de corneille, ou bien dégouliner comme les larmes jamais venues des prunelles rembrunies de sa bien-aimée ». Le désarroi sentimental finit donc par effacer tous les repères, fors les mots que l’on a pour le dire.

Le Débat solitaire de Hubert Voignier
Cheyne éditeur, « Grands Fonds », 73 p., 13,50

La part manquante Par Philippe Castells
Le Matricule des Anges n°75 , juillet 2006.
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