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Dossier Arno Bertina
Bertina motrix

novembre 2006 | Le Matricule des Anges n°78 | par Thierry Guichard

Il écrit pour donner plus d’intensité à la vie dans un appétit de formes romanesques innovantes. Défenseur d’une littérature jubilante, à l’orée du baroque, Arno Bertina trouve dans la matière de la langue l’énergie d’un mouvement perpétuel.

C’est au cœur du sixième arrondissement parisien, non loin des locaux de son éditeur que vit Arno Bertina. On vient chez lui muni d’une corde et de piolets pour faire l’ascension des cinq étages et atteindre un nid d’aigle grand comme un mouchoir de poche. Un bureau, une chambrette et un balcon qui donne sur de vieilles lunes ne parviennent pas à tirer l’espace jusqu’aux 20 m2. À croire que Bertina écrit des livres si vastes pour élargir son propre horizon. Car ses livres sont vastes : ils possèdent une densité poreuse dans quoi plus d’un lecteur s’est perdu, souvent délicieusement. Il se pourrait même que certains aient décidé de ne plus jamais en sortir, manière habile de disparaître.
L’écrivain nous accueille tout sourire, trop content, dit-il, d’avoir enfin un espace où s’exprimer. C’est que l’homme aime les discussions, les échanges et lancer dans l’air des idées qui en trouveront bien d’autres pour ensemble faire des théories. À 26 ans, on a voulu le ranger, dès son premier roman (paru en 2001, faites le calcul), dans les rayons générationnels de la littérature française. On en est revenu depuis : Bertina échappe à l’épingle de l’entomologiste et c’est plutôt du côté des grands mammifères plumitifs qu’il faudrait l’envisager (Rabelais, Joyce, dirions-nous hâtivement, François Bon dira-t-il obstinément).
Pour la notice biographique qui accompagnait la parution d’un de ses textes dans la revue Grèges, l’homme s’était inventé une origine à mille lieues de celle qui est la sienne : elle le voyait naître à Samarcande où son père dirigeait une mission archéologique. Une version fantaisiste reprise sur Internet et dans le catalogue de présentation Gallimard… La réalité est plus prosaïque, même si l’écrivain parvient à lui donner une note littéraire : « je suis né en fait en 1975 à Thiais, dans le Val-de-Marne en face du cimetière parisien où est enterré Paul Celan. » Il est l’aîné de trois frères qui, métronomiquement se suivent chacun à deux ans d’intervalle.
La famille vient de deux horizons opposés : la mère, infirmière, est issue d’une famille aisée (grand-père chirurgien). Le père, d’une famille prolétaire (grand-père ouvrier chauffagiste) est italien d’origine. Il est naturalisé vers ses 18 ans et sera employé de banque.
Arno Bertina grandit donc en banlieue parisienne. Au collège et au lycée de Brunoy, il s’avère un élève moyen « de bout en bout ». Le livre est présent dans la maison familiale : « ma mère lisait énormément de littérature, mais ne se souvenait pas de ce qu’elle avait lu. Même si je ne lisais pas, la présence des livres était très forte. » Le déclencheur prendra l’apparence d’un professeur de français en quatrième : « Il nous faisait lire des choses improbables pour des quatrièmes : les nouvelles de Salinger, Hemingway. Je n’ai jamais lu Molière au collège, mais beaucoup de littérature américaine. Le prof nous fait lire vingt-sept livres ! Aujourd’hui on nous explique qu’il ne faut pas en donner...

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