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Dossier Emmanuel Carrère
Généalogie d’une délivrance

avril 2007 | Le Matricule des Anges n°82 | par Emmanuel Favre

Le nouveau livre d’Emmanuel Carrère, hanté par la figure de son grand-père disparu, propose au lecteur un pacte autobiographique incisif et exigeant. Le reportage, l’érotisme et l’enquête généalogique s’y emboîtent comme des poupées russes et dévoilent le réel.

Visage émacié, cheveux ras, Emmanuel Carrère se dit apaisé. Sans doute les effets de sa nouvelle paternité. Le tapis de jeux de la petite Jeanne, huit mois, trône au milieu de la pièce. Même s’il a conscience de beaucoup s’exposer à travers son nouveau livre, il ne s’en inquiète pas outre mesure : « J’étais beaucoup plus angoissé au moment de L’Adversaire. Là, je ressens même une certaine excitation. » On devine cependant sous cette apparente sérénité, une fêlure, un rapport au monde tendu et complexe. Ses deux derniers livres ont bien failli avoir sa peau. Entre deux tasses du thé et d’innombrables cigarettes, et en s’excusant de ne pas mieux théoriser, il revient sur son héritage familial, son rapport à la langue russe ou sa façon d’appréhender le réel.

À l’origine du livre, il y a un film, Retour à Kotelnitch. Comment est né ce projet ? Quel est son point de départ ?
Comme je l’indique au début du livre, j’ai eu beaucoup de mal à réchapper de L’Adversaire. Il m’avait tenu prisonnier pendant sept ans. J’en étais ressorti exsangue. J’éprouvais le besoin de passer à autre chose, de tourner la page. Je me suis dit que le meilleur moyen pour cela était de refaire des reportages. On m’a alors proposé l’histoire d’Andras Toma, un soldat hongrois disparu pendant la guerre, qu’on venait de retrouver dans un hôpital psychiatrique en Russie. J’ai d’abord été agacé qu’on pense à moi pour parler d’un type qui avait passé toute sa vie dans un asile de fous. Mais la perspective du reportage me plaisait assez. En plus cela ne m’engageait pas énormément. C’était tout au plus quelques semaines de travail… J’étais alors loin de me douter que je me lançais dans une aventure de beaucoup plus longue haleine qui elle aussi allait durer sept ans.

Le fait que cela se passe en Russie, pays où l’on parle la langue de votre mère, a-t-il été un élément décisif ?
Non, pas vraiment. J’étais seulement allé en Russie avec ma mère quand j’étais enfant, puis lors d’un voyage d’écrivains organisé par le ministère des affaires étrangères. C’est sur place que j’ai eu ce choc de la langue russe et ressenti de la colère de ne pas pouvoir la parler.

L’idée du livre est-elle venue rapidement, comme en juxtaposition au film, ou plus tard pour le prolonger ?
Assez vite en fait. Je m’étais bien entendu avec l’équipe avec qui j’avais fait le reportage et j’avais très envie de renouveler l’expérience. Au détour de nos conversations alcoolisées, il nous arrivait d’envisager de revenir à Kotelnitch, bled nul et sans intérêt, pour voir ce qui peut se passer quand on reste un long moment dans un endroit de ce type… Parallèlement, l’histoire d’Andras Toma faisait écho à celle de mon grand-père, sur laquelle j’avais le vague projet d’écrire… L’idée d’un film et d’un livre a alors commencé à germer. Je ne savais pas très bien quelle forme cela pouvait prendre, mais j’avais le sentiment que faire le film m’aiderait à écrire le livre, que...

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