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Entretiens Scepticisme mexicain

juillet 2007 | Le Matricule des Anges n°85 | par Dominique Aussenac

Pour échapper à l’oppression, un homme finit dépassé par ses propres mensonges. Le troisième livre traduit en français d’Ignacio Padilla, « Spirale d’artillerie », est un roman expressionniste, glauque et labyrinthique, comme l’âme humaine.

Spirale d’artillerie

Le XXe siècle est certainement la période de l’histoire de l’humanité qui aura révélé le plus terriblement l’horreur et l’absurdité du monde. La folie et la désespérance continuent à hanter l’œuvre d’Ignacio Padilla, né en 1968 à Mexico. Il reconnaît en Kafka, Borges et Beckett, écrivains qu’il qualifie de plus représentatifs et plus lucides de ce siècle, ses influences majeures. En 1994, c’est en chien fou qu’il surgit sur la scène littéraire. En compagnie de Jorge Volpi, d’Eloy Urroz, il crée la « génération du crack » dont l’objectif est de mettre à bas la statue de Commandeur qui règne depuis des décennies sur la littérature mexicaine et latino-américaine, celle de l’immense Carlos Fuentes. Objectif atteint. Qualifiée par certains de génération jet set ou réactionnaire, elle a toutefois complètement modifié le mundillo des lettres. Treize ans après, Padilla affirme être toujours absolument d’accord avec cette formule fondatrice : « le réalisme magique de la littérature latino-américaine constitue un stigmate folkloriste » . Il écrit des nouvelles et des romans. Impossibilité des corbeaux (Mille et une nuits, 2001), dont le titre renvoie à cette phrase de Kafka « Les corbeaux affirment qu’un seul corbeau pourrait détruire les cieux. Cela est indubitable, mais ne prouve rien contre les cieux, parce que les cieux n’ont d’autre signification que l’impossibilité des corbeaux » conte l’aventure initiatique d’un architecte et de son élève lors de la restauration d’un château. Amphytrion (Gallimard, 2001) évoque d’une manière vertigineuse les deux derniers conflits mondiaux à travers une partie d’échecs commencée en 1914 par deux soldats dans un train. Ces derniers vont s’échanger leur identité.
Spirale d’artillerie, qui paraît aujourd’hui, décrit un monde au bord de l’abîme, un régime soviétique qui se maintient par la bureaucratie et la répression. Un médecin, accro à une mystérieuse drogue, l’ectricine, survit en réussissant à ne prendre jamais partie. Jusqu’au jour où « Je trouvais ignoble que ma vie tint désormais à un fil tissé et rogné par d’autres, dont les idées ne m’avaient jamais empêché de dormir, et encore moins privé de cette tranquillité qui jusque-là m’avait porté à croire que le meilleur chemin vers l’innocence, c’était encore la passivité la plus radicale. » Il va devoir inventer un complot de résistants fomenté par un certain Eliah Bac, fils d’un naufragé du sous-marin nucléaire Kourks. Ses inventions prendront une telle dimension que le régime s’effondrera, le médecin sans nom et sans visage trouvera-t-il alors la liberté ? Rencontre avec un écrivain qui se dit naturellement désespéré, heureusement et cyniquement désespéré.

La construction de vos romans surprend. Vous donnez l’impression de jouer aux échecs. Comment les construisez-vous ?
En réalité, je ne joue pas aux échecs, mais je les utilise comme une figure littéraire, obsession commune à certains de mes écrivains préférés. Je ne me considère...

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