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Domaine étranger Les passages du temps

juillet 2007 | Le Matricule des Anges n°85 | par Franck Mannoni

Margaret Mazzantini, fille d’une artiste peintre irlandaise et de l’écrivain italien Carlo Mazzantini, a reçu en 2002 le prix Strega, le Goncourt transalpin pour Ecoute-moi (10/18). Grand succès public, son livre a été adapté au cinéma par son mari, Sergio Castellito. Margaret Mazzantini, également actrice, figure au générique sans forfanterie. Antenora, son premier roman, s’inscrit dans un genre très prisé en Italie, la chronique familiale. Mais contrairement aux codes de narration habituels, qui font une grande place à l’événementiel, au politique et à l’économique, l’auteur reste collée à la vie intime de ses personnages. Fascinée par le passé mystérieux des siens, la narratrice, fragilisée par le décès de sa grand-mère, revisite ainsi l’histoire cyclique d’un clan. Tout commence avec l’enthousiasme enfantin, qui s’illustre dans une vision à la fois confinée et globale de la réalité : « Rome, pour moi, c’était elle. Rome c’était ma grand-mère ». Les lignes de Mazzantini sentent « l’odeur des ronces sauvages et de la menthe, des tournesols et des oliviers ». L’écriture puise dans les sentiments, pas dans l’intellect. Puis, « les années filent, et le lit en fer forgé est toujours là, enveloppé de la même pénombre ». L’âge des possibles laisse place aux sèches réalités. L’époux « nigaud », l’épouse dépensière et capricieuse, les enfants qui grandissent et partent à la guerre, le dernier rejeton séduit par les mirages fascistes : l’écrivain glisse d’un désespoir à l’autre. Dans un style charnel et toujours imagé, elle habille les sentences de cette grand-mère sans illusion. Antenora est un brillant défi au temps qui passe, mensonge inventé « pour scander notre passage sur la terre ».

Antenora de Margaret Mazzantini
Traduit de l’italien par Vincent Raynaud
Robert Laffont, 171 pages, 18

Les passages du temps Par Franck Mannoni
Le Matricule des Anges n°85 , juillet 2007.
LMDA papier n°85
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