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Événement & Grand Fonds Têtes chercheuses

septembre 2008 | Le Matricule des Anges n°96 | par Richard Blin

Qu’advient-il quand le reflet l’emporte sur l’objet reflété ? C’est ce qu’explore avec brio Jean-Marie Blas de Roblès, autour de la figure de l’encyclopédiste Athanase Kircher, dans un grand roman d’aventures et de philosophie.

Là où les tigres sont chez eux

Une sorte d’exactitude dans l’improbable, d’étranges coïncidences sur fond de réalisme magique et de dérive à travers les labyrinthes et les énigmes du temps, Là où les tigres sont chez eux est un livre total et quelque peu vertigineux. « Ce ne sont pas les mots qui importent, c’est ce qu’ils modifient autour d’eux, ce qu’ils font germer dans l’esprit qui les accueille. »
Roman multiple et luxuriant d’un maître artificier de la narration, c’est le livre somme d’un philosophe de formation, d’un grand voyageur passionné de langues, d’un spécialiste de l’archéologie sous-marine et d’un habitué des déserts africains. Né en 1954, Jean-Marie Blas de Roblès reçut, en 1982, le prix de la nouvelle de l’Académie française pour un premier livre : La Mémoire de riz, bientôt suivi par deux romans. Puis plus rien - sinon plusieurs essais consacrés à l’histoire et à l’archéologie du Liban, de l’Algérie et de la Libye - jusqu’aux quelque 800 pages de Là où les tigres sont chez eux. Un roman qui se cristallise autour de la figure d’Athanase Kircher (1602-1680), un père jésuite qui fut une sorte de Léonard de Vinci de l’époque baroque, un personnage pour le moins saugrenu, qui fut à la fois astronome, physicien, géologue, archéologue, égyptologue, théologien. Un polyglotte aussi, doublé d’un polygraphe qui a écrit sur tout - les mathématiques, les écritures secrètes, le magnétisme universel, l’Arche de Noé, la Tour de Babel. Doté d’une mémoire prodigieuse, en sus d’une habileté mécanique hors du commun, il fut surnommé « l’homme aux cent arts », côtoya Leibnitz, Galilée et tous les papes de l’époque, fréquenta Poussin, Rubens et Le Bernin. Inventeur du microscope comme de la lanterne magique, il s’imagina surtout avoir réussi à pénétrer le secret des hiéroglyphes égyptiens - ce qu’on crut jusqu’à Champollion. Fasciné par l’extraordinaire et le prodigieux - grand maître en cet empire de l’insolite, dit Roger Caillois -, il se constitua une collection de curiosités minérales, végétales ou animales qui devint vite le musée Kircher, le plus illustre cabinet de curiosités qui eût jamais existé.
Un homme chez qui le plaisir de découvrir se mêle au besoin de rêver. Il croit encore à l’existence des dragons, s’imagine que les mouches s’engendrent du fumier. Un excentrique, ivre de savoirs, friand de mystères ésotériques et possédant un sens inné de la théâtralisation. Un esprit incapable hélas de contredire la parole de l’Église, au point d’admettre l’incroyable « parce que c’est absurde et que c’est ainsi que doit croire le vrai croyant ». Il se trompa donc beaucoup et dans son désir d’harmonisation du monde, finit par vouloir prouver la parfaite correspondance de l’histoire latine avec celle de la Bible, persuadé que « toutes les religions idolâtres ne sont que des anamorphoses plus ou moins reconnaissables du christianisme ».
C’est donc avec l’arrivée (sous la forme d’un manuscrit récemment découvert, et rédigé en français par un proche du...

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