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Dossier Rodrigo Fresán
La lettre et le médium

novembre 2008 | Le Matricule des Anges n°98 | par Etienne Leterrier

La lettre L’écrivain argentin combine dans ses récits proliférants l’autopsie psychique avec les références culturelles qui sont autant de projections symboliques de lui-même. Esquissée depuis les pays voisins de l’enfance et de la mort, son œuvre cherche à embrasser la totalité d’un monde intérieur.

Il considère avec une certaine indulgence les diverses étiquettes qu’on lui a collées, et s’il les accepte, c’est sans doute avant tout par pudeur d’un vrai dévoilement. Ni vraiment freak lui-même, ni même totalement pop puisqu’il sait que les références avec lesquelles il joue dans son écriture sont déjà peu ou prou des classiques, Rodrigo Fresán récuse même l’idée que ses livres aient un quelconque aspect expérimental. En fait, lorsqu’il parle de son travail, c’est d’abord en amoureux des livres, des films et des musiques qui l’ont inspiré, et dont les références envahissent ses réponses. On découvre vite qu’il y a là en réalité, plutôt qu’un homme qui ressemblerait à ce qu’il écrit, un écrivain qui n’a jamais oublié le plaisir de la lecture, et qui considère son œuvre comme un dialogue permanent avec des modèles qu’il s’approprie. Quand il évoque David Lynch, John Cheever, Kurt Vonnegut, Stanley Kubrick ou Bob Dylan, parmi tant d’autres, c’est peut-être pour mieux raconter à travers ces pièces tangibles, sa vie bariolée de découvertes, de curiosité, et de plaisirs.

Rodrigo Fresán, votre travail semble hanté par deux grands thèmes : celui de l’enfance et celui de la mort. Quelle parenté entre ces deux grandes inconnues ?
Effectivement, la mort et l’enfance sont les deux thèmes qui m’occupent le plus. Ce sont deux fantômes qui se tiennent debout chacun à un bout de la pièce dans laquelle on est assis. Impossible de ne pas chercher à reconstituer ce qu’était l’un, et d’imaginer ce que sera l’autre. Tout cela, je cherche à le retrouver, à le réinventer dans mes nouvelles. Mais peut-être que ce qui m’intéresse encore davantage, ce sont les gens qui sont morts. Notamment la façon dont les vivants les considèrent, ou la possibilité que ces morts ressurgissent. Écrire de la fiction, en fait, c’est passer son temps à invoquer des esprits, des gens qui n’existent pas… C’est pour cette raison que mes livres sont difficiles à résumer.

Dans Mantra, par exemple, toute la seconde partie est prononcée par un mort, situé dans une sorte d’inframonde aztèque. Dans La Vitesse des choses, les narrateurs sont souvent dans un état intermédiaire, incorporels ou même déjà morts… Quel sens donner à cela ?
Je crois que l’écrivain est la personne la moins indiquée pour dire de quoi son livre est fait. Mes livres sont constitués de bribes d’histoires et de détails bizarres, de personnages atypiques ou bien réels. Moi, je laisse aux lecteurs et aux journalistes le soin de produire du sens à partir de là. Ce qui est sûr, c’est que je récuse la conception tchékhovienne d’une narration qui serait toute propre, structurée. J’aime que les choses partent dans tous les sens. Mantra est un mélange de tous les éléments qui m’ont fasciné sur Mexico City, une cartographie mentale et anarchique qui n’utilise le récit que comme forme véhiculaire. J’ai cuisiné une espèce de plat très épicé. À certains égards - et vous retrouvez ce thème dans la...

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