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Domaine étranger Les arts et les sens

juin 2009 | Le Matricule des Anges n°104 | par Camille Decisier

Les frontières sont des fils tendus entre deux hypothèses du monde ; avant Gimferrer, on n’avait peut-être jamais arpenté avec autant de raffinement celle qui sépare, autant qu’elle les réunit, la réalité réelle et la réalité artistique. Soudain la vie ressemble à ce que l’art nous a un jour donné à voir ; soudain le roman d’un autre, le film dont nous ne sommes pas le héros portent l’expression la plus achevée de nos propres sensations. Alors l’homme devient chambre d’échos, ricochet infini de résonances. L’interlude bleu de Gimferrer dura trente-quatre ans. Il réunit/sépare deux visages de femme ni la même ni une autre ; il est « l’entaille oblique » dans une histoire d’amour, l’interruption qui renouvelle la rencontre. « Elle redevient elle-même, celle qui parlait au téléphone pendant les soirées de 1969 ; elle revient même au plus caractéristique de cette époque, à cette pause silencieuse rapidement suivie de l’inimitable tintement érotique du monosyllabe ’quoi ?’ » Reflet en prose d’une œuvre poétique intimiste, Interlude bleu est la quête d’une traduction originale des sensations, qui ferait un appel systématique aux références cinématographiques, littéraires, picturales. Pas d’emphase, ni d’étalage, ni d’éblouissement, mais l’élaboration d’un procédé stylistique et philosophique qui fait dialoguer le réel et la fiction, la nature et la culture. Avec l’objectif de parvenir à une transcription des émotions qui soit à la fois précise et opulente. Le dernier ouvrage de Gimferrer, figure capitale du paysage poétique espagnol, est un objet métalittéraire funambulique, à la fois familier et profondément singulier.

Interlude bleu de Pere Gimferrer
Traduit de l’espagnol par Christophe David
Le Promeneur, 95 pages, 18,90

Les arts et les sens Par Camille Decisier
Le Matricule des Anges n°104 , juin 2009.
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