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Entretiens L’écriture aux aguets

octobre 2009 | Le Matricule des Anges n°107 | par Jérôme Goude

Récit d’une rencontre fortuite entre un drôle d’homme et une femme amnésique, Apnées d’Antoine Choplin célèbre la cristallisation amoureuse.

Suite à un embouteillage, puis à la panne de sa vieille berline, Arsène Margay doit renoncer à l’âpre jouissance d’un entraînement d’apnée dans les eaux du lac Léman, près de Rolle. Soutenu par deux hommes pourvus de « forts arguments bicipitaux », il abandonne sa « voiture défaillante » aux bons soins d’un garagiste de Plan-les-Ouates, petite commune suisse dont le « nom aux sonorités crémeuses et pleines de swing » est comme une invite irrésistible au mouvement exploratoire. Faute d’un « itinéraire touristique préétabli », face au manque de rigueur de l’ « algorithme du promeneur errant », Arsène décide de s’associer aux mobiles tangibles mais inconnus d’un marcheur quelconque, ce en emboîtant ses pas. Courant le risque, aux yeux d’un « observateur attentif », de passer pour un « galantin courant le guilledou », il jette son dévolu sur une femme aux manières d’ « égarée et de thaumaturge », à l’allure « lente, indécise et noble » : Marine Duchamp. Dans une ruelle, sur une avenue, à un croisement peut-être, nonobstant un « embarras paroxysmal » et la crainte d’avoir affaire à une « vraie folache », le désir de cette femme qui additionne les clichés photographiques dans le but de recomposer le fil perdu de sa mémoire affleure. Pareil à un incube « pénétrant comme une amibe dans les chairs », après avoir forcé la rencontre, Arsène va commettre un « péché d’imposture » en exploitant les vides de son amnésie…
À partir d’une circonstance poétique consacrée, Antoine Choplin vise à l’épure. Récit un rien burlesque et mélancolieux d’une improbable filature, Apnées peut en effet se lire comme un éploiement narratif possible d’« À une passante » de Baudelaire. Composé de petits blocs narratifs qui sont comme autant de plongées en apnée, ce texte, loin de n’être qu’un « échafaudage intellectuel aux fondements discutables », révèle les traits fragiles du « (re ?)commencement d’une histoire » qui, au-delà des drames et d’une coupable « verbigération intérieure », impose son souffle.
A contrario de vos précédents récits, écrits à la troisième personne, Apnées est composé de fragments monologiques. Qu’est-ce qui a motivé cet emploi inédit du « je » ?
C’est une question formelle qui amène très vite au fond… Ma posture narrative est souvent en quête d’une certaine froideur, d’une distanciation nécessaire à une juste observation de mes personnages, de leur environnement. En ce sens, le recours à la troisième personne s’est longtemps imposé comme une sorte de pudeur. Je ne parle pas de moi dans mes livres, au sens où je ne me raconte pas. Apnées, par son côté fable un brin farceuse, un brin seulement, m’a pourtant autorisé cette empoignade avec le « je ». Ça n’a pas été facile, tant le « je » m’apparaît souvent comme un virus pour l’écriture. Mais c’est une pensée d’auteur, non de lecteur. Il y a des « je » admirables… ceux de Pessoa, de Kafka, de Proust, d’Erri de Luca ou de Luciano Bolis, entre autres.

Une fable un brin...

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