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Événement & Grand Fonds Fin de rencontres

janvier 2010 | Le Matricule des Anges n°109 | par Thierry Guichard

Le poète François de Cornière vient de tirer le rideau sur trente ans de Rencontres pour lire, rendez-vous régulier et exemplaire des amoureux de littérature à Caen. En riant, puisque l’humour est une élégance et une politesse.

C’est une standing ovation. Toute la salle du théâtre de Mondeville est debout et acclame la vingtaine de comédiens et musiciens qui, sur la scène pendant deux heures, ont fait tomber le rideau sur trente ans d’aventure. Beaucoup d’auteurs se tiennent là, au premier rang, joyeux autant qu’émus. C’était la Der des ders, les trois dernières représentations des Rencontres pour lire, la fin d’une incroyable réussite débutée en 1979 à Caen et achevée ici dans sa banlieue où la pluie de décembre invite, complice, les spectateurs à rester dans l’enceinte du théâtre longtemps après que le rideau est tombé.
Les habitués, et il y en a beaucoup, le surveillaient au moment du final : comment François de Cornière, l’animateur de ces Rencontres pour lire allait-il clore ces adieux ? L’homme n’est pas du genre à s’épancher ou à enfiler les perles lyriques des grands adieux. Il a choisi d’éteindre la dernière lumière de la scène sur un petit musicien articulé remonté par une clé : trois petits tours et s’en est allé. Noir. Silence. Applaudissement et salle debout.
On se retrouve après, dans la salle attenante du théâtre où la librairie Brouillon de culture propose une partie des livres écrits par les auteurs présents. Dédicaces, un verre de cidre à la main, embrassades. François de Cornière se mêle au public, qui est plus une famille qu’un public.
Sa voix est forte et le ton sans manière : l’homme a su donner à sa pudeur les moyens de masquer sa sensibilité. Le tutoiement immédiat et fraternel, il vous accueille comme si vous vous étiez vus la veille et le jour d’avant. L’homme, s’il les a appris, s’est empressé d’oublier les codes sociaux qui régentent la vie culturelle dans les salons. Ici, c’est sans chichi, qu’il reçoit écrivains et lecteurs, dans une simplicité franche qui revendique la proximité. Et ses origines : plutôt gauche popu que gauche caviar, fous de littératures debout aux comptoirs des bistrots, que fesses serrées sur bout de canapés.
En 1979, l’ex-enseignant (au Maroc et en Normandie) est animateur culturel à l’Université de Caen quand la Ville lui demande de s’occuper des foyers du théâtre. Les foyers, autant dire la marge. Avec Serge Langeois, il rouvre la cafétéria, et dans l’esprit créatif d’un Jo Tréhard, le fondateur de la maison de la culture en 1963, il fait venir des musiciens de jazz, organise des expositions, puis inaugure des rencontres littéraires sur un pallier du hall (Guillevic en fut) avec extraits lus par des comédiens. Pour donner plus de place au texte, il va rapidement mettre en place le dispositif des Rencontres pour lire : des comédiens lisent une heure durant des extraits d’un livre en présence souvent de l’auteur, et des musiciens y mêlent leurs compositions originales. L’expérience commence en 1980 par une rencontre autour de la revue Plein chant avec Georges Monti et enchaînera les rendez-vous : Pierre Autin-Grenier, Jacques Réda, Andrée Chédid, James Sacré, Georges Perros (en 1984), Norge...

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