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Domaine étranger Le manuscrit

janvier 2010 | Le Matricule des Anges n°109 | par Thierry Guinhut

Le Manuscrit Hopkins

Dans la lignée des livres catastrophe, des fins du monde pour quelque survivant ou pour la mémoire d’une génération ultérieure, après La Peste écarlate de Jack London et La Route de McCarthy, voici Le Manuscrit Hopkins. Ce roman de science-fiction, publié en 1939, se lit avec un plaisir sans arrière-pensée, et l’on est surpris de s’être laissé prendre à une menace aussi fantaisiste : la Lune modifie son orbite et se rapproche au point que les savants puissent prévoir le jour et l’heure de sa chute. C’est un talentueux (et un peu vaniteux) éleveur de poules et membre de la « Société Britannique de la Lune » qui est le héros de l’aventure. Il doit d’abord garder stoïquement le secret, puis participer aux travaux de sauvegarde de la population. Et lorsque l’astre de la nuit frôlera son pays, entraînant des marées destructrices, il sera l’un des rares survivants, restaurant une sorte de communauté agraire avec quelques voisins attachants. L’Empire Britannique se relèverait de ce choc si la Lune ne s’était coincée dans l’Atlantique, barrant sa route vers ses colonies. Pire que le désastre dû à la nature et au cosmos, il y aura le désastre humain, lorsque les nations se déchireront pour les richesses lunaires. Au-delà de l’effrayant scénario, Robert Cedric Sherriff est visiblement pessimiste quant aux capacités de l’humanité d’œuvrer pour le bien commun et de conserver intacte une civilisation. Sorte de bouteille à la mer, puisque le manuscrit est retrouvé bien des siècles plus tard, ce roman peut paraître un brin naïf, digne d’une bande dessinée au second degré, mais son apocalypse brille autant par le brio de la narration que par le caractère désabusé de son ironie.

LE MANUSCRIT HOPKINS
de R.C. SHERRIFF
Traduit de l’anglais par Virginia Vernon
et Daniel Apert, préface de Michael Moorcock, L’Arbre vengeur, 416 pages, 16

Le manuscrit Par Thierry Guinhut
Le Matricule des Anges n°109 , janvier 2010.
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