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Strasbourg Strasbourg et ses frontières

février 2010 | Le Matricule des Anges n°110 | par Philippe Savary

Déployant une intense activité culturelle, la capitale alsacienne n’est pas à un paradoxe près : alors qu’elle multiplie des rencontres avec les écrivains, grâce à des librairies très actives, sa vie littéraire souffre d’un manque d’événements vraiment fédérateurs. Une ville écartelée entre dynamisme et repli sur soi.

Ici, on sait recevoir. Le maire socialiste, Roland Ries, aura médaillé l’an dernier Toni Morrison et Claude Lanzmann. En attendant Amos Oz ou James Ellroy. Strasbourg aime cultiver son image. Berceau de l’humanisme rhénan, ville-carrefour au croisement des langues que le mystique Maître Eckhart, Gutenberg (il y conçut l’imprimerie avant de la réaliser à Mayence), Goethe ou encore Büchner illuminèrent de leur passage. Et si Marseille lui a été préférée au titre de capitale européenne de la culture en 2013, on se console. C’est que la septième ville de France (270 000 habitants) abrite déjà de nombreuses institutions de l’Union. Quoique les eurodéputés, et le ballet de costu- mes/tailleurs qui les accompagne, ne viennent que trois jours par mois. Strasbourg est aussi bien pourvue en équipements (contrairement à la cité phocéenne). Dix musées, presque autant de théâtres, trois scènes nationales, une École supérieure des arts décos, maintenant une Grande médiathèque. Soucieuse d’affirmer son identité, tant malmenée par l’Histoire, Strasbourg mise sur la culture. Elle y consacre un quart de son budget de fonctionnement. C’est beaucoup. Près de 8500 personnes exercent une profession dans ce secteur.
Cette semaine-là, le Musée d’art moderne et contemporain exposait les œuvres sur papiers de Soulages ; le TNS accueillait la fascinante Madame de Sade de Mishima ; les TAPS tiraient le rideau sur Actuelles, rendez-vous des écritures dramatiques. Ville par tradition de musique et de théâtre, Strasbourg donne le tournis aux plus boulimiques. De mars à novembre, elle multiplie les festivals, la plupart largement subventionnés : Artefacts, Jazzdor, Ososphère, les Nuits européennes, Musica, Nouvelles Strasbourg danse, les Giboulées de la marionnette, le festival Premières consacré aux jeunes metteurs en scène européens… La littérature rêverait d’autant d’égards. Pourtant, il existe une offre, pléthorique, autour du livre. C’est que la patricienne capitale de l’Alsace, structurée en réseaux, rassemble des communautés (protestante, juive ou franc-maçonne) qui ont le livre en héritage.
Pour aller vers le centre, il faut traverser des ponts. Entouré par les bras de la rivière l’Ill, le cœur historique de Strasbourg s’étend sur 1 km2, au milieu duquel la place Kléber irrigue la cité de rues piétonnes. Ici, l’incontournable sapin géant attend le lancement du 440e marché de Noël. On colle sur les cartes postales les murs de la cathédrale. La douceur de vivre est palpable : la première ville cyclable de France tient à garder un vélo d’avance.

Les libraires, principaux relais
À deux pas de la place, se trouve Kléber, la grande librairie de Strasbourg. Elle est née en 1962 du rapatriement du fonds d’une librairie Gallimard de Rabat. Kléber appartient donc à l’éditeur, et demeure sa seule enseigne implantée en région (Gallimard possède en outre à Paris Le Divan, Delamain, la Librairie de Paris, et celle qui porte son nom, boulevard...

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