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Dossier Bernard Noël
Du “tu« au »nous”

février 2010 | Le Matricule des Anges n°110 | par Thierry Guichard

La parution du premier volume des Œuvres de Bernard Noël fait émerger la part mystique du rapport que l’auteur entretient avec l’écriture. Vaine, la quête de l’Autre nourrit cependant l’œuvre, et celle-ci à son tour alimente le fonds culturel de l’humanité. Une manière de poursuivre sans cesse le sens.

De temps en temps, Bernard Noël se lève de sa chaise et va replacer une bûche dans le feu de la cheminée. Qu’il entretienne ainsi le foyer est tout un symbole si l’on pense que les flammes sont celles d’une fraternité que l’ermite picard ranime à chaque visite qu’il reçoit. Ou que ce feu représente l’énergie vitale qui lui fait poursuivre l’écriture d’une œuvre qui, aussi variée qu’elle paraît, se tient toujours sur le front des mêmes interrogations, désirs, combats.
Il est parfois difficile d’interroger un homme qui offre sa sympathie et son amitié avec tant de naturel qu’il en semble impudique. On prendrait plus volontiers les chemins de la conversation, badine, et l’on signerait ce que notre hôte lui-même écrivait à Georges Perros en 1965 (in Correspondances, éditions Unes, 1998) : « j’ai toujours pensé qu’être ami, c’était parler de tout et de n’importe quoi (…). Aller de conserve en roue libre. »
Attentive à celle de l’autre, la voix de l’écrivain désamorce toute forme de hiérarchie qu’imposent parfois la présence d’une caméra et celle d’un micro. Elle avance, doucement, profonde, dans l’espace commun de la rencontre sur les traces d’une écriture qui n’a eu de cesse en un demi-siècle de chercher les voies qui conduisent à l’Autre.

Comment est née l’idée de rassembler vos textes sous le générique « Œuvres » dont le premier volume sort aujourd’hui ?
L’idée est venue de Paul (Otchakovsky-Laurens, l’éditeur, ndlr) bien sûr. Au début, je n’étais pas très chaud parce que, si j’acceptais, je me voyais dans l’obligation de relire plein de papiers que je n’avais pas envie de relire. Et puis, brusquement, l’idée de rassembler dans un premier volume un certain nombre de textes dispersés et quelques inédits qui auraient un fil commun, le sentiment amoureux, ça m’a séduit. Paul m’a proposé pour le deuxième volume de réunir les textes « politiques » et du coup, ça simplifie, il y a des cases… Bien avant ce projet, j’ai toujours eu envie de regrouper mes monologues gouvernés par les pronoms personnels (La Langue d’Anna, La Maladie du sens, La Maladie de la chair…, ndlr) tout simplement parce qu’il me semble qu’ils auront une existence très différente quand ils seront mis ensemble. Ils se renforceront les uns les autres et le projet apparaîtra et m’apparaîtra plus clairement.

Comment ont été choisis les textes des Plumes d’Éros et pourquoi n’y trouve-t-on pas Le Château de Cène ?
C’est moi bien sûr qui ai fait le choix des textes. Certains textes comme « L’Amour blanc » qui est d’un érotisme un peu abstrait datent de mes débuts, dans les années 50. Les textes sont ici rassemblés à peu près dans un ordre chronologique, qui est celui de l’écriture et non celui de leur publication. Puis il y a des poèmes des années 60 et « Une messe blanche » est le premier texte que j’ai écrit avec obstination. La première phrase, qui est assez longue, je crois avoir mis plusieurs semaines, même plusieurs mois pour...

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