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Entretiens Courants d’air chaud

octobre 2010 | Le Matricule des Anges n°117 | par Philippe Savary

Fondée en 1999 par Jutta Hepke et Gilles Colleu, sous le soleil de Provence, Vents d’ailleurs se tourne vers des rivages littéraires moins fréquentés : l’Afrique, l’Amérique noire, et surtout Haïti. Pour faire circuler d’autres imaginaires et quelques idées.

En 1983, Gilles Colleu et Jutta Hepke suivent tous les deux une formation aux métiers du livre à Villetaneuse. Pour des raisons différentes. Le premier est passionné d’électronique. Il venait de fabriquer un ouvrage « mal fichu » sur un semblant d’ordinateur, et pariait sur l’avenir de l’informatique éditoriale. La seconde, née en Allemagne, qu’elle quitte en 1978, terminait sa maîtrise de lettres à Strasbourg, et rêvait du catalogue Maspero, « une référence intellectuelle », fer de lance des luttes anti-coloniales. Les étudiants fourbissent leurs armes. La rencontre avec Jean-Marie Bouvaist qui dirige cette formation « a changé nos vies » : « Il nous a appris la dimension politique et sociale du métier d’éditeur. »
Après Villenateuse, place aux travaux pratiques. Jutta rejoint les jeunes éditions Syros (elle y restera six ans), pendant que Gilles, lui, devient packager éditorial dans une société qu’il crée, Insolencre. « La PAO n’existait pas encore. » Mais réaliser des livres pour les autres ne suffit plus. En 1990, ils cofondent une maison d’édition à Fort-de-France. Pourquoi les Antilles ? « Le hasard des rencontres. J’ai toujours été sensible à ce rapport complexe des territoires français dans la Caraïbe. Le rapport entre le centre et sa périphérie », explique cette lectrice de Frantz Fanon. L’expérience fait long feu. Sentiment d’enfermement. Manque de distance critique. « Nous devenions un bureau d’enregistrement de ce qui se publiait sur l’île. » Retour en métropole, et volonté de s’installer « nulle part ». Ça sera à La Roque d’Anthéron, terre d’accueil des harkis, non loin d’Aix-en-Provence où Gilles Colleu enseigne depuis les métiers du livre. Nulle part, sans ancrage, pourrait être la devise de Vents d’ailleurs. Depuis onze ans, l’enseigne publie de la littérature, des albums jeunesse, des livres d’arts, des sciences humaines. En direction des Sud et de bibliodiversité. Rencontre sur les contreforts du Luberon.

Le catalogue littéraire de Vents d’ailleurs a démarré avec Dezafi, le grand œuvre de Frankétienne, publié en créole haïtien. En quoi c’est un livre manifeste pour vous ?
Jutta Hepke : Ce livre, cité partout mais introuvable, appartient à la bibliothèque mondiale. Il est emblématique de l’importance de la littérature créole. Je voulais éditer ce titre avec sa version française, Les Affres d’un défi, pour mettre en parallèle, au même niveau d’excellence, la langue créole et la langue française. Malheureusement, Frankétienne avait cédé les droits des Affres d’un défi, trois semaines avant, aux éditions Jean-Michel Place. Du coup, on a publié seul Dezafi
Le créole est considéré comme un patois, une sous-langue. Et la littérature haïtienne était méconnue, voire méprisée. Dezafi ou encore La Piste des sortilèges de Gary Victor que nous avons publié en même temps, sont des œuvres majeures qui reflètent la culture, l’imaginaire, le positionnement d’Haïti. Le lecteur français est souvent perturbé dans...

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