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Poches Ruée vers l’or

avril 2011 | Le Matricule des Anges n°122

La Guerre du whisky

L’Amérique des années 30 constitue un des ferments du roman noir. Le trafic d’alcool ayant fait se développer la corruption et les petits arrangements avec la morale à tous les étages de la société, le genre dès son origine, et en particulier sous la plume de Dashiell Hammett, s’est nourri des situations engendrées par la prohibition. Avec La Guerre du whisky, paru en 1969 aux États-Unis, Elmore Leonard s’inscrit clairement dans la lignée des classiques du noir, mêlant hardboiled et histoire de gangsters à l’ancienne. Mais il emprunte aussi au western, situant l’action non dans une grande ville comme Chicago ou Detroit, mais dans un petit bled perdu, où chaque paysan s’est fait bootlegger et possède sa petite distillerie. Parmi eux Sonny Martin, dont la rumeur locale dit qu’il a caché quelque part 150 fûts de whisky ; un véritable trésor en ces temps difficiles. Frank Long, camarade de régiment de Sonny, devenu agent du gouvernement, débarque un jour et ordonne qu’on lui livre l’alcool. Dans ces contrées reculées, il y a longtemps que le vieux shérif a fermé les yeux sur la contrebande de whisky ; laquelle constitue non seulement une partie essentielle du tissu social, mais aussi un revenu non négligeable pour la survie des fermiers et leur famille (« Sans leurs alambics, il y a des gens ici qui mourraient de faim. »). Personne, et Sonny le premier, n’est très enclin à faire bon accueil aux représentants de l’État, sinon l’arme à la main. Dès lors, cela ne peut que dégénérer, d’autant que dans l’esprit de Long se met à germer l’idée qu’il pourrait garder le magot pour lui-même…
Une trame romanesque assez traditionnelle, qui ne bouleverse pas l’histoire du roman noir, mais qui fait passer un agréable moment. Si comme chez Hammett Leonard use d’un style tout en sobriété et dépouillement, présentant scènes et événements avec une forme de neutralité objective, on retrouvera sa touche spécifique : passages décalés et pointe d’humour « rural » qui ne sont pas sans rappeler, ici, Fantasia chez les ploucs de Charles Williams.

Lionel Destremau

La Guerre du whisky
Elmore Leonard
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Élie Robert-Nicoud
Rivages/Noir, 268 pages, 9

Ruée vers l’or
Le Matricule des Anges n°122 , avril 2011.
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