La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Dossier Jon Kalman Stefansson
Pêcheur de beauté

janvier 2013 | Le Matricule des Anges n°139 | par Thierry Guichard

Empreints de poésie, les romans de l’écrivain islandais s’attachent à faire entendre le cœur battant de la vie sous la glace et le froid d’un monde hostile. Et touchent à l’essentiel.

Les narrateurs des trois romans de Jón Kalman Stefánsson traduits en français évoquent souvent l’importance des mots. La manière avec laquelle ils peuvent donner un sens à la vie, avec laquelle ils peuvent sauver, ou condamner, une vie. De même, si « le gamin », ce héros innocent, Bárður son seul ami et le capitaine Kolbeinn consacrent une grande part de leurs pensées aux livres, ils ne sont pas les seuls. Et dans les fermes les plus englouties sous la neige, la tempête et la solitude, il est toujours quelques livres, poèmes ou contes islandais, quelques imprimés, revues et journaux, pour donner au plus humble des paysans un accès au monde extérieur autant qu’au rêve. La littérature et la poésie avec elle affirment ici un pouvoir semblable à ce qui maintient les êtres en vie, dans la blancheur glaciale d’un début de printemps polaire : une vareuse, un bol de café, le désir. Presque rien donc, mais sans quoi le cœur s’arrêterait de battre, le sang de circuler.
L’écrivain islandais se prête très humblement au jeu des questions, avec cette délicatesse qu’on entend à chaque page de ses livres. Quelque chose comme une intelligence du cœur.

Vous avez commencé à publier de la poésie, mais très vite vous vous êtes dirigé vers la prose. Avez-vous abandonné la poésie ou est-elle entrée dans votre prose ?
Je voudrais parfois croire que les poèmes sont inclus dans la prose, et il me semble que j’ai raison dans une certaine mesure, mais pas entièrement. Un bon poème est synonyme de profondeur et même ceux qui paraissent les plus simples en surface recèlent en réalité un univers intérieur complexe : voilà pourquoi nous pouvons les lire et les relire sans cesse. Nous lisons et percevons ce qui est dit entre les mots, et qui tient à la beauté, à la sagesse, au danger, à la douleur, au soupçon. Le poème est, dans sa nature, irrationnel, c’est ce qui fait sa force. Il ne fait pas appel à la logique, ne se conforme pas aux raisonnements habituellement reconnus comme valides et peut, par conséquent, nous conduire vers des mondes inattendus. Il est difficile d’atteindre toutes les dimensions du poème dans la prose, mais la chose est possible, et ce à quoi je m’efforce constamment, bien que souvent de manière inconsciente, c’est d’étendre le domaine de la prose par le moyen du poème et ainsi, de l’enrichir. Le roman a besoin du poème. Cela dit, on ne peut pas aller jusqu’au bout, jusqu’à transformer la prose en véritable poésie, mais on peut en conserver la force et les caractéristiques : en outre, on peut espérer susciter une sorte de tension entre prose et poésie, on peut espérer enrichir le roman par le biais de l’irrationalité présente dans le poème.

En France, nous ne pouvons lire de vous que votre trilogie romanesque. Pouvez-vous nous parler de vos autres livres ? Quel genre de poésie avez-vous publiée ? Que racontent vos nouvelles ? Vos romans ?
Oh la la, ce sont là les questions auxquelles il m’est toujours le...

Cet article est réservé aux abonnés.
Auteurs, critiques, interviews, dossiers thématiques: découvrez tous les contenus du Matricule des Anges.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

LMDA papier n°139
6,00 €
LMDA PDF n°139
4,00 €