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Dossier Louis-René Des Forets
L’enfant devenu littérateur

juin 2015 | Le Matricule des Anges n°164 | par Richard Blin

En musicien prisonnier des mots, Louis-René des Forêts (1916-2000) traque la part d’informulable et d’immémorable qui est au cœur de la parole et de toute écriture. Une œuvre rare (roman, récit, poésie, autobiographie) rassemblée aujourd’hui en Quarto.

Parmi les œuvres qui suscitent une ferveur secrète, voire une fascination, celle de Louis-René des Forêts, par la façon dont elle touche aux fondements mêmes de l’acte d’écrire, et par la manière dont elle met en doute l’interprétation que constitue toute lecture, a exercé, et continue d’exercer, une influence majeure sur la littérature de notre temps. Maurice Blanchot, Yves Bonnefoy, Pierre Klossowski, Edmond Jabès, Pascal Quignard, Gérard Macé, Pierre Michon, Richard Millet, tous ont souligné le déploiement d’une prose spéculative sans rivale dans la littérature du siècle passé. Fruit d’un rapport sans concession au langage, elle propose une vision de la littérature et de l’art bien plus stimulante et enrichissante que celle qui occupe avec de plus en plus d’insolence les présentoirs de nos librairies. Caractérisée par un scrupule et une exigence extrêmes, hantée par la question de la parole authentique, cette œuvre est celle d’un écrivain rare, qui avait fait de la discrétion une morale et se moquait avec une ironie souveraine du vain prestige des Lettres.

« Écrire, c’est masquer tout ce qu’on ne peut pas nommer, c’est faire un détour ».

Troisième enfant d’une famille de la noblesse poitevine dont les membres se sont distingués dans la Marine, Louis-René des Forêts est né à Paris le 28 janvier 1916. Au terme d’une petite enfance passée entre Paris et la propriété familiale située dans le Berry, il est mis en pension dans une école privée, en lisière de la forêt de Fontainebleau, puis dans un collège religieux de Bretagne qui prépare à l’École Navale, comme le veut une tradition familiale qui voit, du côté de sa mère, les hommes devenir marin de père en fils depuis des générations. Mais Louis-René des Forêts ne sera jamais capitaine de corvette comme il a dû l’imaginer parfois dans ses rêves d’enfance. « Il fallait une grande aptitude en mathématiques, que je ne possédais pas », confiera-t-il à Alain Veinstein (Nuits magnétiques, France Culture, juillet 1982). C’est l’époque où il lit Baudelaire, Verlaine, écrit ses premiers poèmes, découvre Shakespeare, le théâtre romantique et celui de Goethe. Après avoir quitté le collège de Bretagne, il termine ses études secondaires à Bourges, dévore la bibliothèque paternelle, rencontre Charles Du Bos, un ami de jeunesse de sa mère, lit André Suarès dont il dira plus tard qu’il l’a passionnément aimé, « avec ses injustices, ses démons, son côté un peu corseté ou emphatique », et surtout qu’il lui a donné le sens des valeurs tout en élargissant le champ de ses lectures. Il s’enflamme pour Rimbaud auquel il consacre un article, se plonge dans Dostoïevski, savoure Ulysse de Joyce, note dans de petits carnets ses pensées, ses rencontres, et donne des chroniques musicales sous le pseudonyme de R. L. Sedstérof, son nom inversé. Pour faire plaisir à sa famille, il étudie pendant deux ans le droit et les sciences politiques, mais c’est la musique qui le passionne....

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