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Dossier Louis-René Des Forets
Ce bleu rêveur et brutal

juin 2015 | Le Matricule des Anges n°164 | par Emmanuel Laugier

Dominique Rabaté s’est tôt penché sur les paradoxes et l’intensité, toute moderne, de l’œuvre de l’auteur d’Ostinato. Il y montre comment sa pudeur pouvait s’allier à la démence, l’humilité fabriquer un orgueil hautain, et inventer des inflexions de voix aussi mystérieuses que frappées d’épuisement.

Précis, sans mythifier aucunement l’œuvre de Louis-René des Forêts, Dominique Rabaté, professeur de littérature à l’Université Paris VII-Diderot, a donné des essais personnels et dirigé des collectifs sur L-R.D.F. Il revient, vingt-cinq ans après la parution de son ouvrage Louis-René des Forêts, la voix et le volume (Corti), sur cette œuvre, pour en constater encore, et autrement, combien sa simplicité baroque, sa phrase chantournée et ressassante, reconduisent à sa complexité et à ses multiples mises en abyme. Il y a dans la composition des livres de Lrdf de multiples poupées russes, ouvrant non seulement sur un autre gisement de sens et de fracas, mais aussi sur un labyrinthe, presque fantasmatique. Tout un jeu d’intertextes s’invente. La quête d’un chant pur qui anime les derniers livres de L-R.D.F. fait figure de oratorio : il cherche à faire remonter dans sa parole la voix de l’enfant, voix d’avant la mue. Et avec Ostinato, livre testamentaire, il en donne le timbre neuf et pacifié, l’existence y étant revenue comme à sa sérénité cachée. Chez L-R.D.F, « le plus intime vient du dehors, il fait retour comme un revenant », résume Dominique Rabaté. Une résurgence, une eau, bleue, rêveuse, brutale, où s’entend une leçon, grave et légère, ne cesse alors de s’écrire : « Que jamais la voix de l’enfant en lui ne se taise, qu’elle tombe comme un don du ciel offrant aux mots desséchés l’éclat de son rire, le sel de ses larmes, sa toute puissance sauvagerie » (Ostinato)

Dominique Rabaté, l’œuvre de Louis-René des Forêts a d’abord été perçue à partir de deux grandes catégories : l’une renvoie le mouvement de sa démarche à celui d’une lente, mais radicale, plongée dans le nihilisme, l’autre en ferait, à l’inverse, tout l’effort de s’en dégager. Où en est-on aujourd’hui ?
Ce dilemme critique, dont je parle un peu dans la Présentation du Quarto, oppose si l’on veut les lectures de Maurice Blanchot dans « La Parole vaine » et d’Yves Bonnefoy dans « Une écriture de notre temps », qui est une réponse à Blanchot. Ce dialogue plus ou moins polémique marque bien l’importance d’une œuvre dont peuvent se réclamer des visions très différentes de la littérature, mais dont chacune mesure l’importance de se confronter avec les textes de Louis-René des Forêts. Cela dépend sans doute des œuvres qui sont abordées. Pour Blanchot, c’est essentiellement – en hommage à Bataille – une lecture du Bavard, et du « soupçon de nihilisme » qui fait du narrateur une sorte de spectre entraînant toute idée de récit possible dans le naufrage de ses sarcasmes. Mais Blanchot ne conclut pas trop vite au nihilisme même du texte qui reste indécidable. Pour Bonnefoy, il fallait arracher des Forêts à cette négativité en s’appuyant sur des textes postérieurs comme Les Mégères de la mer ou les récits de La Chambre des enfants. Mais dans ce différend, il lui fallait aussi montrer que Le Bavard ne renonce pas au souci de toucher l’autre, de dire une vérité qui s’éloigne de...

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