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Théâtre Lumières, lumières, lumières / Septembre

septembre 2015 | Le Matricule des Anges n°166 | par Laurence Cazaux

Lumières, lumières, lumières / Septembre

Evelyne de la Chenelière offre deux belles pièces pour des comédiennes. Lumières, lumières, lumières s’inspire très librement de Vers le phare, de Virginia Woolf. L’auteur imagine un dialogue entre deux des personnages du roman, Mme Ramsay et Lily, l’une cherchant à s’épanouir dans la maternité, l’autre au contraire consacrant sa vie à la peinture. Septembre est un monologue d’une femme qui doit chercher sa fille malade à l’école. Les deux œuvres tournent autour des mêmes interrogations : de la difficulté de recréer le réel pour moins le subir, de l’impossibilité de préserver l’enfance. Elles mettent également en jeu dans l’écriture le mouvement tumultueux de la pensée en essayant de retranscrire toutes les folies qui passent dans nos têtes. Lumières, lumières, lumières est construite avec une alternance de noirs et de lumières très systématique. Comme une lutte qui serait le cœur même de l’existence, la lumière disparaissant progressivement face à la mort, à la dissolution de toute chose.
Septembre est une pièce plus singulière. Nous sommes le 12 septembre. Pour la quatrième fois depuis la rentrée, une petite fille fait appeler sa mère, pour lui dire qu’elle a mal au ventre. « Je me suis rendu compte que surtout j’étais nerveuse de la retrouver (…) il ne faut pas laisser entendre que le monde est un endroit dangereux et la vie, une lutte acharnée, il ne faut pas… » Une oppression monte, presque une panique. Alors, juste avant de récupérer sa fille à l’infirmerie, la mère s’arrête, le temps d’un suspens, d’une rêverie. La mère devient comme une petite fille qui joue avec les figurines de son enfance pour imaginer de petites scènes. Comme si c’était là le début du théâtre. Une façon de se ré-approprier le monde, avec sa folie, sa violence et sa beauté. L’écriture devient une succession de monologues dans le monologue, à partir des personnes croisées ou fantasmées dans la rue et la pièce devient comme un long poème psychologique.

Laurence Cazaux

Lumières, lumières, lumières / Septembre Par Laurence Cazaux
Le Matricule des Anges n°166 , septembre 2015.
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