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Dossier David Foster Wallace
Panique sous un crâne

septembre 2015 | Le Matricule des Anges n°166 | par Valérie Nigdélian

Voyage hilarant et tragique dans l’Amérique désolée de la consommation, des addictions en tous genres et du vide existentiel : le chef-d’œuvre enfin traduit de David Foster Wallace, L’Infinie Comédie, invite à une plongée hallucinée dans le labyrinthe des dérèglements.

Deux kilos de littérature assez ardue. » Près de mille cinq cents pages dans son édition française (dont cent cinquante de notes). Trois ans d’écriture – et presque autant de traduction. Quasi deux cents personnages allègrement mêlés dans une trame narrative tricéphale dressant un portrait de l’Amérique sous psychotropes : quelque vingt ans après sa publication aux États-Unis par un grand gaillard au pas traînant de 34 ans, L’Infinie Comédie (Infinite Jest) de David Foster Wallace arrive en France, précédé de son halo de livre-culte outre-Atlantique et fermement attendu par le cénacle impatient de ses aficionados. Wallace gagnera-t-il ici la dimension d’icône qu’il possède aux États-Unis – que son suicide en 2008 n’a fait que confirmer ? C’est le pari des Éditions de l’Olivier, décidées à faire sortir cet « infinite writer », pourtant publié depuis dix ans par le Diable Vauvert, du cercle réduit de ses admirateurs anglophones.
Lorsque les éditions Little, Brown publient le texte en 1996 – aux côtés d’auteurs comme Rick Moody ou Mark Leyner –, Wallace n’est encore qu’un écrivain prometteur dont la critique a salué le premier roman, La Fonction du balai (1987) et le premier recueil de nouvelles, La Fille aux cheveux étranges (1989), en l’inscrivant – de façon quelque peu réductrice – dans la veine postmoderne représentée par John Barth et Thomas Pynchon. Mais avec ce roman-monstre habilement marketé par son éditeur, Wallace s’impose comme un des écrivains majeurs de sa génération, salué par Jonathan Franzen ou Zadie Smith, ouvrant en l’occurrence une nouvelle voie dans un paysage littéraire américain alors fortement clivé entre les tenants d’une avant-garde formaliste et métafictionnelle (avec ses digressions à la Sterne, ses perspectives démultipliées, son ironie), les minimalistes à la Carver et la pop culture.
« Je voulais faire quelque chose qui soit tout à fait expérimental et très étrange, mais qui soit aussi marrant. Et qui fasse peur (…). Quelque chose avec beaucoup de personnages et des mouvements étranges, vastes, lents (…). Quelque chose qui ait à peu près la même texture que la vie psychique dans l’Amérique d’aujourd’hui. » Soit, dans cette société qui a porté au pinacle les valeurs individuelles tout en faisant de la consommation le parangon du rapport de l’homme au monde, le portrait de ces foules solitaires et anomiques, rivées aux fenêtres dérisoires de leurs écrans et livrées à l’angoisse existentielle. Le dessein est sombre, fondamentalement : «  Je voulais écrire quelque chose de triste (…), quelque chose de très américain, quelque chose qui raconte ce que c’est que de vivre en Amérique à la fin du millénaire. Il y a quelque chose de très triste dans cette expérience, qui a peu à voir avec ses circonstances physiques ou économiques, ou tous ces trucs dont on parle dans le journal. C’est une tristesse viscérale (…). Une sorte d’égarement. » Le résultat est pour le moins… impressionnant.
Car nous voici...

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