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Dossier Jack London
« London est arrivé trop tôt »

juillet 2016 | Le Matricule des Anges n°175 | par Martine Laval

L’universitaire Véronique Béghain a « vécu » pendant des mois avec Le Peuple de l’abîme qu’elle vient de retraduire pour la Pléiade.

Spécialiste de John Cheever, le « Tchekhov des banlieues », Véronique Béghain enseigne la littérature américaine et la traduction à l’Université de Bordeaux 3. Traductrice de Delmore Schwartz, Robert Graves, Scott Fitzgerald, Charlotte Brontë, elle a été chargée par la Pléiade de retraduire Le Peuple de l’abîme (aussi appelé Le Peuple d’en bas), à l’occasion de l’entrée de Jack London dans la prestigieuse collection à l’automne prochain (deux volumes sont prévus). Pour Véronique Béghain, il était indispensable d’offrir au lectorat français une édition, « sinon complète, du moins de grande envergure des œuvres de London dans des traductions non pas révisées à la marge, ce qui a trop souvent été le cas par le passé, mais bien entièrement nouvelles ».

Quelle place Le Peuple de l’abîme occupe-t-il dans l’œuvre de Jack London ?
Le Peuple de l’abîme, qui paraît en 1903, est à la fois un récit autobiographique et une enquête sociologique, qui résultent d’un séjour de sept semaines que London a fait dans les quartiers pauvres de l’East End à Londres, pendant l’été 1902. C’est le premier livre consacré à la classe ouvrière et à la pauvreté écrit par un homme qui, s’il en était sorti, en avait néanmoins une connaissance intime et personnelle. Il se distingue donc du « tourisme des bas-fonds » en vogue à l’époque, pratiqué à partir des années 1820 en Angleterre et qui faisait dire à Maupassant, dans les années 1880, que sévissait une véritable « bas-fondmanie ». London n’est pas le premier à enquêter sur la pauvreté à Londres, mais l’une des réussites du livre tient à ce qu’il alterne, au fil des chapitres, des tableaux de type panoramique, nourris de données statistiques et de considérations d’ordre général, et des portraits resserrés sur quelques individus, au côté desquels London chemine, dort ou mange. Il cherche à tirer de l’anonymat et de l’oubli ces « vies minuscules » auxquelles il rend par là même une forme d’hommage. Et il s’attache d’ailleurs, de manière symptomatique, à nommer les gens qu’il rencontre. London reste le premier à avoir effectué un séjour prolongé dans les bas-fonds et Le Peuple de l’abîme constitue, à cet égard, un tournant et une étape. George Orwell, qui lui vouait une grande admiration, va répéter l’entreprise dans les quartiers pauvres de l’Angleterre et de la France de la fin des années 1920 pour en tirer Dans la dèche à Paris et à Londres.
L’expérience rapportée dans Le Peuple de l’abîme va nourrir son œuvre fictionnelle, notamment l’intrigue et l’arrière-plan de la nouvelle « Au sud de la Fente », mais aussi Le Talon de fer, roman d’anticipation publié en 1908, qui va compléter, de son côté, la critique du capitalisme amorcée dans Le Peuple de l’abîme. London y tenait beaucoup : « De tous mes livres rangés sur la longue étagère, c’est Le Peuple de l’abîme que j’aime le plus. Aucun de mes autres livres n’a requis autant de mon jeune cœur et de mes jeunes larmes que cette étude de la dégradation...

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