La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Théâtre Sank ou la patience des morts

octobre 2016 | Le Matricule des Anges n°177 | par Patrick Gay Bellile

Sank ou la patience des morts

Nous sommes au Burkina Faso en 1987. Thomas Sankara, président de la jeune république issue de la Révolution de 1983 est assassiné par Blaise Compaoré, avec l’aide, le soutien, ou la simple approbation de la France et de sa célèbre et opaque cellule africaine de l’Élysée, cela reste encore mystérieux. Comme tout ce qui relève des rapports des gouvernements français avec leurs anciennes colonies africaines. La pièce commence juste après le coup d’État et consiste en un long flash-back retraçant l’action de Thomas Sankara, ses projets, ses rêves, son utopie d’une Afrique enfin libérée des colonisateurs mais libérée aussi de ses propres démons que sont la corruption, la violence et la domination des hommes. La pièce nous le montre au quotidien, écrivant les textes de ses discours dans une espèce de folie incessante, tandis que sa femme et sa mère lui reprochent de les négliger et d’être complètement absorbé par sa révolution. Une partie de la pièce est d’ailleurs composée à partir d’extraits des discours prononcés par Sankara. Véritable figure messianique, Thomas Sankara ne doute pas de mourir assassiné mais pense que cette mort offerte à la Révolution permettra de la sauver. Et que ce qui compte, c’est de faire son devoir : « Oui, j’ai trouvé le vrai sens de la Révolution. Faire la révolution c’est perturber le sommeil de tout le monde. Les femmes, les enfants, les hommes, les jeunes, les vieux, le ciel, la terre, les animaux, dieu, les eaux, le peuple… Oui, c’est ça ! Être révolutionnaire, c’est empêcher le peuple de pioncer, de fermer les yeux sur ses malheurs. » Ce en quoi il se trompe. Blaise Compaoré mettra fin à la révolution, restera vingt-sept ans au pouvoir et finalement chassé par un soulèvement populaire sera mis en sûreté par François Hollande en Côte d’Ivoire, où il vit toujours aujourd’hui, en attendant un hypothétique jugement.

P.G.-B.


Sank ou la patience des morts
d’Aristide Tarnagda
Lansman, 42 pages, 10

Le Matricule des Anges n°177 , octobre 2016.
LMDA PDF n°177
4.00 €
LMDA papier n°177
6.50 €