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Entretiens Des vivants sous la lune

septembre 2017 | Le Matricule des Anges n°186 | par Éric Dussert

Spécialiste d’Apollinaire et des poètes de 1914-1918, Laurence Campa avance à découvert avec un premier roman très personnel. Le cadre guerrier n’en masque guère les enjeux intimes.

Colombe sous la lune

Malgré les apparences, Laurence Campa ne peut pas être classée parmi les nouvelles figures de la rentrée littéraire. Colombe sous la lune a beau être la toute première fiction au sein de sa bibliographie, ça n’est pas son premier livre, et de loin. Cela se sent dès la première page du reste. Maîtrisé et subtil, ce livre est le fruit d’un savoir décanté, d’une réflexion patiente et d’une expérience humaine mûrie. Autrement dit un livre abouti et personnel, une œuvre autonome, pour dire singulière, qui a toutes les chances d’immerger son lecteur dans la ouate du temps, et de le placer en état de surprise au contact de rêves et d’émotions qui ne sont pas de banale farine.
Formée auprès de Michel Décaudin (1919-2004), le mandarin le plus sympathique et sans doute le plus savant de l’université française en matière de littérature française du XXe siècle – il est le fameux auteur de La Crise des valeurs symbolistes –, sa carrière académique a conduit Laurence Campa sur les traces de ce mentor épatant à rédiger une biographie remarquée d’Apollinaire (Gallimard, 2013) et à approfondir la connaissance très vague que l’on avait des nombreux poètes de la Grande Guerre. Tant de talents en herbe ont disparu dans les odeurs de poudre et d’ypérite qu’il fallait faire le point, un siècle après l’assassinat de Sarajevo, sur un corpus de textes en jachère. Parmi ceux-ci des perles, comme la Ballade du pauvre Macchabée mal enterré de René Dalize, l’étrange ami de jeunesse d’Apollinaire que Laurence Campa n’a pu s’empêcher devant sa drôlerie macabre de proposer à la réédition (Abstème & Bobance, 2009).
Sur cette voie semée d’embûches, de sapes et de shrapnels, il y aura eu aussi une histoire personnelle que Laurence Campa a choisi d’exprimer sur un théâtre qu’elle connaît bien : celui des pioupious encore immatures de la Grande Guerre dont la camarde a fait des poilus aguerris. Lorsqu’ils ont survécu. La détresse des âmes, les douleurs du cœur, les songes où l’on se replie pour ne plus souffrir de l’angoisse, du stress ou de La Peur terrible qu’a si bien décrite Gabriel Chevallier (Le Dilettante, 2008), voilà la matière qu’a souhaité affronter la romancière. On comprend aisément l’audace qu’il y a à entrer en littérature par cette voie délicate. Mais Laurence Campa est bel et bien montée au front, sans barguigner, pour y affronter ses démons. Elle a en outre accepté de nous faire le rapport de cette opération.

On ne peut s’empêcher de se demander si Colombe a un rapport avec la Lou d’Apollinaire… Est-ce le cas ?
Non, vraiment pas. Elles sont très différentes, à tous points de vue. Si quelque chose rapproche Eugène, le narrateur, d’Apollinaire, c’est l’amour impossible, la déception. Colombe est jeune, un brin coquette, un peu inconséquente ; elle paraît cruelle aux yeux d’Eugène parce qu’il souffre et fantasme, parce que la solitude, le danger de la guerre, exaspèrent son attente, attisent ses illusions. Qui n’a pas connu...

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