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Dossier Ossip Mandelstam
Une physiologie de la lecture

mars 2018 | Le Matricule des Anges n°191 | par Emmanuel Laugier

Des premiers saisissements de la lecture d’Ossip Mandelstam à l’expérience de la traduction, il fallut pour Ralph Dutli et Jean-Claude Schneider respecter et gagner à chaque vers, en chaque paragraphe de ses proses, l’étrangèreté du noyau vibratile qui les insuffle. Parcours croisés.

Deux poètes, Jean-Claude Schneider et Ralph Dutli, forment ici un presque chiasme, non seulement d’avoir croisé leurs propos dans cet entretien, mais par la tâche à laquelle ils s’attelèrent chacun en traduisant les livres d’Ossip Mandelstam. De 1983 à 2000, dix volumes se destinèrent au public germanophone, tandis qu’aujourd’hui Jean-Claude Schneider offre aux lecteurs francophones son œuvre complète en deux volumes (poésie et proses). Auteur de récits, dont Le Dernier Voyage de Soutine, 2016), et de livres de poésie (Novalis au vignoble, 2009), Ralph Dutli est également traducteur de Marina Tsvetaieva et de Joseph Brodsky, mais aussi de l’occitan (des troubadours), du latin et de l’ancien français. On doit à Jean-Claude Schneider une œuvre poétique importante, ses traductions de l’allemand (Celan, Trakl, Walser, Bobrowski, etc.) ne l’étant pas moins. Ralph Dutli, dans « Sang-framboise  » écrit « les sabots de fourrure d’ombres inquiètes/courent autour de grandes vitres claires  », tandis que Jean-Claude Schneider, dans Vertical (2016), déroule « le ruban torsadé de rien dont rien ni main de dieu ne tranche le hasardeux dévidement vers nulle fin sauf par lui-même  ». Une teneur éveille en leurs mots « l’activité de la lecture  », comme autant d’« attributs génériques (…) sont à même d’évaluer  » la « perception du monde d’un artiste  » (O. M.), et ce pour quoi Mandelstam vint à eux.

Jean-Claude Schneider, Ralph Dutli, comment avez-vous découvert l’œuvre de Mandelstam ?
Jean-Claude Schneider : Dès ma dernière année de lycée, alors que je venais de faire mes premières traductions de Novalis et de Trakl, le libraire allemand de Paris Karl Flinker m’avait fait connaître les deux premiers recueils de Paul Celan, poète que j’ai découvert alors (avec difficulté, vu mes insuffisances linguistiques) et n’ai plus cessé de lire. En 1966, Celan me donne en même temps que son recueil Niemandsrose sa traduction d’Ossip Mandelstam qu’il considère comme son frère. C’est dans sa traduction que je vais lire avec ferveur ce poète russe, et dans les dernières années 70 je décide d’apprendre le russe afin de traduire pour la revue Argile un premier choix de poèmes et Entretien sur Dante (ce dernier avec l’aide de Vera Linhartovà).


Ralph Dutli : J’ai découvert Mandelstam grâce aux traductions allemandes de Paul Celan qui a publié un choix d’environ 40 poèmes en 1959.

S’est-elle imposée immédiatement ?
JCS : À travers sa réécriture dans l’allemand de Celan, cette voix m’a parlé d’emblée, à moi qui ignorais encore tout de la poésie russe, s’imposa une singularité, que Celan définit parfaitement dans sa postface : la « résonance avec le temps  » et les liens qui dans « le monde des idées, religieux et philosophique  », unissent cette « poésie inhabituelle  » au « contexte russe, mais également juif, grec et latin  », autant qu’à l’acméisme. Voix où s’entend, précise-t-il encore, ce qu’une autre langue « laisse...

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