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Histoire littéraire Justice lapidaire

avril 2019 | Le Matricule des Anges n°202 | par Éric Dussert

Histoire de la colonne infâme

Équivalent de l’affaire Calas en France (Voltaire prit la défense d’un homme accusé à tort, qui ne s’en souvient), l’affaire de « la Colonne infâme » par Alessandro Manzoni (1785-1873) en 1840 n’est pas un sujet tout à fait oublié, en particulier parce que son auteur est un représentant majeur de la littérature italienne du XIXe siècle avec son « roman-monde » Les Fiancés (1827) et son rôle dans le Risorgimento.
Grâce à une nouvelle traduction prime à nouveau son essai consacré à l’érection d’une colonne lapidaire destinée à saluer la condamnation et la torture en 1630 à Milan d’hommes accusés de propager la peste par « onctions pestifères ». Questionnement sur la torture (abolie en 1840) cet essai qui semble un strict « rapport » est une réflexion sur la responsabilité, l’éthique et la dignité des gens de loi. Passionnante mise à plat, l’Histoire de la colonne infâme vient éclairer le « fleuve qui court » des Fiancés, comme une « déviation inconnue, le remous, le point incertain du fond et des rives » (Leonardo Sciascia). Elle nous renseigne en creux sur un auteur interrogeant la justice des Hommes, les hommes de justice, les procédés judiciaires, et par conséquent sur l’usage légitime de la violence.
La question est bien d’actualité, et doublement. Mario Fusco, épaulé par Leonardo Sciascia avait produit une traduction sous la marque des « Lettres nouvelles/Papyrus » de Maurice Nadeau il y a exactement trente-six ans : il était donc bien temps de revoir ce texte cardinal, et de l’habiller pour notre édification d’une couverture proprement hallucinée appelant notre regard à l’aide d’une tête coupée et pendue du peintre Jose Casado de Alisal.
Éric Dussert

Histoire de la colonne infâme, d’Alessandro Manzoni
Traduit de l’italien par Christophe MiIeschi, péritextes de Leonardo Sciascia et Éric Vuillard, Zones sensibles, 151 pages, 16

Justice lapidaire Par Éric Dussert
Le Matricule des Anges n°202 , avril 2019.
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