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Histoire littéraire La promesse de l’homme

juin 2019 | Le Matricule des Anges n°204 | par Thierry Cecille

Fin du Purgatoire ? Deux volumes de la Pléiade permettent de redonner à Romain Gary sa véritable dimension, celle d’un conteur hors pair et d’un humaniste paradoxal.

Il y a une sorte de responsabilité inévitable mais insupportable à devoir juger une vie entière d’écrivain quand celui-ci n’est plus là pour se défendre. Quand il s’agit de Romain Gary, nous ne pouvons qu’être plus précautionneux, hésitant, timoré. L’œuvre est énorme – et l’homme impressionnant. Entre le jeune résistant, héroïque aviateur, Compagnon de la Libération, qui reçoit en 1945 le prix des Critiques pour son premier roman, Éducation européenne, et le vieux sage, mi-prophète juif mi-chef sioux, qui choisit, le 2 décembre 1980, de quitter ce monde en se tirant une balle de revolver dans la bouche, l’homme-caméléon, mage et sorcier, connut de nombreuses métamorphoses. Diplomate, scénariste à Hollywood, époux d’une star, Jean Seberg, elle-même suicidée après avoir été adulée, reporter aventurier jusqu’aux rives de la mer Rouge, Romain Gary s’inventa pour finir un autre masque, le plus parfait, derrière lequel il put totalement disparaître – afin de mieux renaître, post mortem ! Alors que le Tout-Paris des lettres le pensait fini, condamné à se répéter dans des romans que régulièrement il faisait paraître et que régulièrement on ne lisait que superficiellement, il s’inventa une voix, baptisa cette voix d’un pseudonyme nouveau (Gary en était déjà un, pour ce Roman Kacew né à Wilna-Wilno-Vilnius en 1914) puis, le succès dépassant toutes ses espérances, disposa un homme derrière ce pseudonyme : son petit-neveu, Paul Pavlowitch, accepta d’être la marionnette Émile Ajar. Après Gros-Câlin, ce fut, en 1975, La Vie devant soi  : avec ce chef-d’œuvre, Romain Gary obtenait un second prix Goncourt, le premier ayant récompensé, en 1956, Les Racines du ciel. Jusqu’à son dernier souffle, Romain Gary allait ensuite, non sans péripéties médiatiques et intimes, poursuivre, en parallèle, comme en écho, les deux œuvres, la sienne et celle de l’Autre, lui-même réinventé. Quelques mois après son suicide, la vérité éclaterait – on ne peut que conseiller de revoir l’émission d’Apostrophes dans laquelle Pavlowitch, aussi fascinant et émouvant que son grand-oncle, explique cette supercherie, brillante et douloureuse à la fois.
Ces deux volumes de la Pléiade offrent un choix substantiel mais non l’intégralité des œuvres de Gary : un certain nombre de romans (dont le dernier signé Ajar, L’Angoisse du roi Salomon), les nouvelles ainsi que le passionnant faux entretien (La Nuit sera calme) que Gary s’accorda à lui-même en faisant semblant de répondre aux questions, parfois féroces, d’un ami, n’ont pas été repris ici. Mais ils sont aisés à se procurer – pour tout lecteur qui voudrait poursuivre le long voyage, périple odysséen, que représentent déjà ces milliers de pages. Comme il est d’usage dans cette collection, les notices et notes de Mireille Sacotte et son équipe enrichissent considérablement notre lecture, précisent les conditions de l’écriture comme de la réception, éclairent les références multiples, les jeux de l’intertextualité comme les inventions...

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