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Domaine étranger Révolution aux confins d’Annette Hug

septembre 2019 | Le Matricule des Anges n°206 | par Yann Fastier

Révolution aux confins

Écrivain, ophtalmologue et réformateur, José Protasio Rizal Mercado y Alonzo Realonda (1861-1896) fut, bien qu’à son corps défendant, l’un des héros de l’indépendance des Philippines. Sans davantage lui demander son avis qu’un quelconque révolutionnaire philippin, Annette Hug en fait celui d’un roman. Révolution aux confins s’attache à ses années de formation en Allemagne, au cours desquelles, entre mille autres choses, il traduisit le Guillaume Tell de Schiller en tagalog, avec les difficultés que l’on imagine s’agissant d’une langue bien éloignée des réalités alpestres. Mais point tant, après tout, des réalités coloniales : « Qui vient d’une colonie est condamné à consacrer sa vie à la politique  » écrit très justement Rizal à l’un de ses correspondants, et les Philippines sous le joug de l’Espagne de se trouver d’étonnantes convergences avec le roman national helvétique… L’acte littéraire se fait alors tout naturellement politique, en même temps que s’engage une réflexion sur la traduction en elle-même, le verbe tagalog s’avérant d’une précision bien supérieure aux langues occidentales quand il s’agit de nuancer l’action.
Véritable roman dans le roman, la pièce de Schiller, relue par Rizal, formera donc le noyau dur du livre, bordé néanmoins de multiples aperçus biographiques et intellectuels qui brossent à touches fines un portrait fort convaincant de l’époque et du milieu dans lequel évoluait le savant philippin. Cependant, s’il convient de saluer le travail d’érudition d’Annette Hug (dont c’est la première traduction française) ainsi que le bel effort de la traductrice (qui n’avait sans doute pas mis le tagalog au programme de ses études), on ne peut toutefois se déprendre d’une certaine impression de froideur ou d’éloignement qui, sans que tout cela soit tout à fait sans intérêt, peine à faire vibrer en nous la moindre fibre, nationale ou littéraire.
Yann Fastier

Traduit de l’allemand (Suisse) par Camille Luscher, Zoé, 206 pages, 19

Révolution aux confins d’Annette Hug Par Yann Fastier
Le Matricule des Anges n°206 , septembre 2019.
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