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Dossier Christian Prigent
La langue, ça pense dur

janvier 2020 | Le Matricule des Anges n°209 | par Thierry Guichard

Depuis cinquante ans, Christian Prigent bâtit une œuvre dense où la poésie et la pensée s’allient pour creuser dans la langue les voies d’une réappropriation du monde. Monumental.

Il n’est pas fréquent de rencontrer une œuvre qui entremêle dans ses livres successifs autant qu’à l’intérieur même de chaque opus qui la compose la théorie et sa pratique, l’art et sa critique. Rare d’assister au déploiement d’une pensée nourrie à quelques siècles de littérature, à la confrontation avec le politique, aiguisée aux affects du genre humain et aux combats du siècle. On comprend dès lors que l’université ait commencé à s’emparer de ce corpus constitué de livres de poésie, de lectures gravées sur CD ou enregistrées sur cassettes (cinquante ans, tout de même), d’essais littéraires, de textes sur la peinture, de romans au matériau autobiographique. Le chantier n’est pas près de se clore. Avec Point d’appui, Christian Prigent offre une sorte de totem à ses lecteurs et à ceux que la littérature intéresse. Bloc de pensée dense traversé par de parfois carnavalesques poèmes, hommages à ceux qui comme lui se sont engagés dans un travail de la matière (la langue), aveux aux effluves sentimentaux, colères avouées, joies surtout de fabriquer de nouvelles épiphanies, ce livre-là est comme un carrefour de pistes qui toutes explorent la densité d’une œuvre commensurable. Suivons le guide.

Christian Prigent, Point d’appui appartient au registre du journal intime ou journal de bord, un genre nouveau pour vous après la poésie, le roman autobiographique (pour le dire vite), l’essai. Qu’est-ce que le genre vous apporte ?
Les fragments, datés, se succèdent du 3 janvier 2012 au 26 décembre 2018. Comme pour un journal, donc. Mais un journal peu intime. Plutôt une chronique intellectuelle. Simplement dit : une succession de réflexions sur… ce qui m’intéresse, au fil des jours : peintures, films, livres, questions politiques, sports, vie littéraire, etc.
L’intime (le corps, la vie amoureuse), ça fait partie de ce qui intéresse. D’où quelques aperçus sur des émotions. Mais l’aspect journal, au sens courant du terme, ne vient guère que comme question sur le genre lui-même : l’étonnement qui me prend d’être en train de pratiquer un genre pour lequel je n’ai jamais eu vraiment d’appétence ; et les questions qui s’ensuivent : d’où vient ce besoin de la notation au quotidien ? Que cherche-t-elle à dire qui autrement n’aurait pu se dire ? Quels rapports avec ce que j’ai publié par ailleurs : romans, essais, poèmes ?
Ce que m’a apporté la composition de ce livre ? La surprise, heureuse, de voir au fil des pages se former ce questionnement. Et la découverte d’une possibilité de constituer un peu de « pensée » (un peu « d’écriture », même, ici et là) dans une forme qui n’en est pas vraiment une – qui est plutôt une non-forme, disparate, sans règles, non dominée (comme le sont mes autres livres) par un « effort au style » concerté. Bref : une sorte d’aisance, un abandon au divers, au moins genré des genres – une liberté, en somme. Dont, d’ailleurs, je n’ignore pas qu’on peut y voir les conséquences d’une fatigue, l’effet d’un...

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