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Dossier Robert Louis Stevenson
Le grand théâtre stevensonien

mars 2020 | Le Matricule des Anges n°211 | par Guillaume Contré

L’écrivain écossais fut un rénovateur du genre romanesque, un styliste et un théoricien. Avec Jean-Pierre Naugrette, spécialiste de son œuvre, nous avons exploré la complexité d’un écrivain en butte à la société de son temps, dont les préoccupations sont d’une constante modernité.

Jean-Pierre Naugrette est romancier et enseigne la littérature anglaise à l’Institut du monde anglophone de Paris 3. Il a consacré un essai à Stevenson et a traduit plusieurs de ses poèmes, nouvelles et romans dont Le Maître de Ballantrae, qui sera prochainement publié au Livre de poche. 

Jean-Pierre Naugrette, qu’est-ce qui vous a amené à l’œuvre de Stevenson ? Que représente-t-il pour vous ?
Comme beaucoup, j’ai lu L’Île au trésor quand j’étais enfant. J’avais déjà été frappé alors par des images très impressionnantes, très fortes, dans ce qui n’était pourtant en apparence qu’un roman d’aventures pour garçons, puisqu’il avait été publié comme tel, dans un magazine qui s’appelait Young Folks. À l’époque de Stevenson, le jeune lectorat s’attendait à un « boy’s book », qui reposait sur des clichés d’une aventure assez euphorique et plaisante, dans des décors exotiques, avec des naufrages, des îles, des bateaux… En le relisant après coup, j’ai réalisé que c’était une histoire beaucoup plus sombre, à tel point que le narrateur lui-même, Jim Hawkins, le jeune garçon, déclare à la fin du roman qu’on ne l’y reprendra pas, que plus jamais il ne reviendra sur ce qu’il appelle « cette île maudite ». Je me suis donc demandé pourquoi ce roman d’aventures censé s’adresser à des jeunes garçons semblables à ceux de l’enfance de Stevenson, c’est-à-dire des années 1860, est en réalité une histoire pleine de bruit et de fureur. Voilà ce qui m’intéressait au départ chez lui, cette contradiction apparente entre un genre alors plutôt bien établi, et cette aventure épouvantable qui met en jeu toute une série de fantasmes. Voilà ce qui m’a poussé à écrire ma thèse puis le livre Robert Louis Stevenson, l’aventure et son double. J’ai notamment voulu mettre en relief l’importance du rêve chez lui.
L’Île au trésor, par exemple, s’ouvre sur un cauchemar terrible, dans lequel Jim Hawkins se représente l’unijambiste avant même de l’avoir vu. Dimension à la fois réaliste, qui se focalise sur la jambe unique, et très moderne, puisque le rêve précède l’histoire proprement dite. De ce point de vue, l’œuvre de Stevenson est très cohérente, puisque le rêve occupe également une place prépondérante dans L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde. De proche en proche, j’ai fini par tout lire et m’apercevoir que ce n’était pas une œuvre aussi fragmentée qu’on pouvait le dire. Les critiques de l’époque n’ont pas compris comment le même écrivain pouvait signer à trois ans de distance L’Île au trésor et Jekyll & Hyde. Comme si ce n’était pas le même auteur, puisqu’il s’aventurait dans des genres complètement différents. On l’a critiqué à l’époque en lui reprochant un manque d’unité. Ce n’était pas le cas, par exemple, de Dickens ou de Henry James qui ont écrit la plupart du temps dans une même ligne. Tout mon travail a consisté à tenter de démontrer qu’au-delà des genres littéraires, il y avait une cohérence, non pas générique, mais plus profonde, qui...

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