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Dossier Marie-Hélène Lafon
Fort intérieur

octobre 2020 | Le Matricule des Anges n°217 | par Chloé Brendlé

Dans Histoire du fils, son nouveau roman, Marie-Hélène Lafon remet sur le métier des figures familiales et le pays natal. L’occasion d’entrer dans son « terrier des villes » et de capter (un peu de) la profonde, singulière énergie qui anime ses textes depuis vingt ans.

Elle a un « terrier des champs » et un « terrier des villes ». C’est dans le second qu’on la rencontre, situé dans le douzième arrondissement de Paris, quartier dont elle a fait la matière de Nos vies (2017). On s’attendait, comme l’héroïne de ce récit, Jeanne, à trouver une « exaltée à froid », austère et habitée. Quelqu’un qui passe à « La Grande Librairie » mais qui reste un peu hors du temps, venue autrefois du Cantal et d’une langue chantournée, lestée d’adjectifs et de conjonctions, empesée. On l’avait découverte avec L’Annonce, en 2009, cette histoire magnifique de la rencontre entre un agriculteur et une femme venue du Nord avec son enfant, qui tombe dans le journal sur ces mots : « doux quarante-six ans cherche jeune femme aimant campagne. Aimait-elle la campagne. » Un an plutôt elle publiait Les Derniers Indiens (voir Lmda N°90), sorte de conte féroce opposant les Santoire et les Lavigne, les irréductibles paysans sans descendance contre les prolifiques et modernes voisins. Les masques quittés on entre dans une large pièce aux trois fenêtres, à la fois « établi », bibliothèque et salon – fruits, tableaux, mots. À la fois impeccable et chargée d’images, on aimerait tout boire des yeux : un morceau d’ardoise, des peintures d’arbres, un bâton, une hache, un portrait dont on apprendra qu’il est celui du héros de son roman Joseph, fait et offert par une lectrice… Marie-Hélène Lafon est vibrante et colorée, elle s’attable, nous invite à piocher les pâtes de fruits ramenées du premier pays – on regarde ses mains, qui ne seront pas en reste, scandent la parole chantante, tapent la table, et ne cessent pas d’œuvrer.
La légende se déroule, qu’elle a racontée au premier degré, sans filtre de fiction, dans Traversée (2013), dans Chantiers (2015), ou encore dans le recueil d’entretiens Le Pays d’en haut (2019) – puisqu’elle aime à décrire son travail et ses racines –, mais aussi dans tous ses récits, qu’ils soient nouvelles ou romans, de Soir du chien, son premier roman paru en 2001, à Histoire du fils. Elle qui voue un culte à Pierre Michon et lui a consacré un très beau texte dans le récent Cahier de l’Herne, on aimerait qu’il la portraiture et en dise la vulgate. Elle est née à Aurillac en 1962 ; elle appartient aux « sauvages de la montagne » même si cette montagne n’est pas très haute et gagnée aussi par les touristes et les néo-ruraux ; elle a grandi dans un « pays rétif à la cartographie officielle et peu enclin à livrer ses entrailles à la voracité des curieux » (Les Derniers Indiens). D’ailleurs, elle ne nous dira pas exactement où se situe son terrier des champs, acquis il y a une quinzaine d’années, « à la lisière entre le Cantal et le Puy-de-Dôme », à une quinzaine de kilomètres de la ferme familiale, La Gravière, où l’on avait des vaches et l’on fabriquait du fromage. Son père y vit toujours, mais son frère a cessé récemment l’activité et les terres ont été vendues à un jeune couple d’agriculteurs. Sa sœur aînée est devenue...

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