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Dossier Serge Pey
Pey polisseur

mai 2021 | Le Matricule des Anges n°223 | par Dominique Aussenac

D’action à zen, en passant par la marche ou par Toulouse, tentative de décryptage en abécédaire d’une œuvre en mouvement parmi les plus singulières de la poésie contemporaine.

Les polinaires, ce sont les polisseurs de métaux du Moyen Âge occitan. Polir la langue, c’est le travail de Serge Pey. Cohérent donc d’habiter cette rue de Toulouse dans le vieux quartier des Carmes où certaines maisons ont logé des alchimistes. Il vit là par intermittence avec son épouse Chiara Mulas. L’appartement est un merveilleux foutoir, un extraordinaire cabinet de curiosités. Pendent aux murs, masques de diverses civilisations, cannes gravées, affiches, collections, jouets en plastok, instruments de musique, livres, grimoires, figures du tarot… Plus tard, la ville récupérera tout cela pour en faire un musée. S’entretenir avec lui est un acte simple, convivial. L’homme a une verve formidable. C’est une aventure du langage où l’on côtoie d’autres mondes, où l’on s’éberlue, se transforme…

La mosaïque, c’est étymologiquement la maison des muses. L’œuvre de Pey ? Et un abécédaire, c’est quoi ? Une tentative de le définir sous forme de mots ? Épreuve difficile, tant le poète les fait résonner, les dynamite, les sacrifie. Certains mots sont écartés. Ils forment déjà un portrait en creux : anaphore, anartiste, Beat generation, catharisme, Dada, Espagne, guerre civile, Internationale du rythme, mythologies, orphée, peyotl, psychanalyse, sacré, table, trotskysme…

Action : Parce que je n’aime pas la performance qui est l’art qui accompagne la société néolibérale, c’est un art de la finance et c’est l’expression de l’ego. Tandis que l’action, c’est celle de Rimbaud. La poésie ne rythmera plus l’action, elle sera en avant. C’est l’action que je veux inventer pour faire sortir le poème de sa page et en faire une lumière ou une ombre. Et lorsque je dis action, je dis aussi magie et rituel, c’est-à-dire comment dire un poème en dehors de son livre ou de sa page de papier.



Bâton : J’écris beaucoup de poèmes sur les bâtons parce que la poésie sert à marcher, à tenir l’équilibre et que c’est aussi le barreau d’une échelle. J’écris sur des bâtons parce que le bâton est une métaphore du poème.



Carnaval des poètes : C’est un immense carnaval polémique auquel je fais traverser Paris ou l’Occitanie. Dans chaque char, je mets des poètes que j’ai aimés ou détestés. Le public les accompagne ou les siffle. C’est un clin d’œil au Carnaval des poètes auquel j’ai participé au Nicaragua où les poètes étaient montés sur des chars. Il faut savoir se moquer de la poésie pour l’aimer.



Dessin : J’ai commencé à dessiner sur mes bâtons pour aérer le texte que je devais lire et progressivement j’ai émancipé ces dessins et me suis mis à dessiner sur de grandes surfaces, notamment au musée de la Préhistoire puis un peu partout. C’est la poésie qui a fait de moi une sorte de dessinateur, une sorte de plasticien. Je ne sais pas dessiner, évidemment. À un moment donné, il y a une pulsion qui sort de moi. J’essaye que le dessin devienne une écriture. Mon dessin...

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