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Domaine étranger Un mois à Sienne, d’Hisham Matar

mai 2021 | Le Matricule des Anges n°223 | par Thierry Cecille

Un mois à Sienne

Dans son bouleversant récit La Terre qui les sépare (voir Lmda N°180), Hisham Matar évoquait, en parallèle, le destin tragique de son père, « quintessence de l’indépendance », opposant disparu dans les geôles de Khadafi, et celui de son pays, la Libye, enfin libérée du dictateur mais en proie à la guerre civile. C’est à l’issue de l’écriture de cette œuvre qu’il décide de se rendre à Sienne, dont il rêve depuis longtemps. Il y demeure plusieurs semaines, d’abord en compagnie de sa femme, puis seul. C’est bien entendu la peinture qui est à l’origine de son désir de Sienne – et l’on va retrouver, en regard de belles reproductions, des ekphrasis attentives, de méticuleuses analyses des œuvres de Duccio, Lorenzetti… Quand il le contemple, le tableau devient pour lui « un espace mental autant que physique », suscite une sorte de « collaboration » et il y trouve « la formulation d’un sentiment d’espoir ». Mais le texte parcourt bien d’autres voies : découvrant la ville, y faisant quelques rencontres, Matar se livre à une sorte de promenade mentale, de vagabondage spirituel. Il se perd dans le labyrinthe des ruelles sinueuses et ne cesse de revenir sur le Campo, la place centrale, comme « électrifiée ». Dans un cimetière ancien, il médite sur « l’appétit insatiable de la mort », évoquant la Peste noire de 1348 ou le « resurgissement », en nos jours troublés, de la « pratique sinistre » de la décapitation. Il tente de comprendre le rapport qu’il entretient avec le passé, le passage du temps qui fait naître parfois chez lui une « tristesse oblique ». Il évoque également les tourments et les richesses de la solitude, quand les êtres qu’on aime sont absents – ou morts. Il demeure en effet « l’endeuillé sans tombe » et avoue être sans doute venu à Sienne pour faire le deuil du père qu’on lui a volé et, si possible, « déterminer comment avancer désormais ».

Thierry Cecille

Un mois à Sienne,
Hisham Matar
Traduit de l’anglais par Sarah Gurcel,
Gallimard, 140 pages, 14

Un mois à Sienne, d’Hisham Matar Par Thierry Cecille
Le Matricule des Anges n°223 , mai 2021.
LMDA papier n°223
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