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Entretiens Les armes rouillées

octobre 2021 | Le Matricule des Anges n°227 | par Thierry Guichard

Le romancier Thierry Froger fait la radioscopie d’un siècle où l’engagement idéologique a fait place au seul consumérisme hédoniste. Avec, fiché au cœur de la mémoire, le souvenir d’élans magnifiques.

Et pourtant ils existent

Voici un roman qui sent le feu, la poudre et le sang. Une polyphonie de voix blessées ou exaltées, porteuses de rêves éteints ou qui brûlent encore. Ça commence par des phrases comme posées sur l’onde marine : on y voit Jaurès tomber sous deux coups de feu tirés par un homme qu’on ne voit pas, ou mal. Silhouette sortie de l’ombre qu’on retrouve dans la nuit d’Ibiza où, sur une plage familière, son souffle ira rejoindre celui de sa victime et son sang « les doigts de sable de la terre ». On y entend les notes plaintives de Léo Ferré quand on suit Fromentin dans les bars de Madrid ou Barcelone en 36 à l’heure où l’on boit pour oublier qu’on va mourir. Fromentin, le grand-père anarchiste (ou communiste ?) de la tempétueuse Ariane, rencontrée dans les précédents romans, et qui dans les années 70 a poursuivi une lutte sur les braises de laquelle tout le monde pissait. On y voit sa fille Rose à l’automne de sa vie déjà – elle si fraîche dans Sauve qui peut (la révolution) – l’accompagner à sa dernière demeure dans le souvenir d’une nuit de danse et d’ivresse à Ibiza. Les voix se croisent et dressent peu à peu le portrait d’un siècle de trahisons, de rêves avortés, de héros rendus à l’éternité. Et pose la question de l’héritage, autant celui qu’on a reçu que celui qu’on laissera.

Thierry Froger, votre nouveau roman relie l’assassinat de Jean Jaurès, la guerre civile espagnole, un siècle d’Histoire d’Ibiza à l’histoire des Bordes-Pierre qu’on a découverts avec votre premier roman, retrouvés avec le deuxième. Comment s’est élaboré Et pourtant ils existent ?
Au départ, il y a eu la découverte de l’étrange destin de Raoul Villain, l’assassin de Jaurès, lui-même assassiné dans des circonstances troubles sur une plage d’Ibiza en septembre 1936. Et cela faisait longtemps que j’avais envie d’évoquer la guerre civile espagnole. J’avais d’ailleurs posé un minuscule jalon dans le précédent livre, Les Nuits d’Ava. À un moment, Ariane dit à son mari Jacques (l’un et l’autre font partie de cette famille fictive que l’on retrouve de roman en roman) : « Il n’y a eu qu’un seul héros durant la guerre d’Espagne et c’était mon grand-père. » J’avais donc un Villain et un héros, des faits et des légendes, ce qui me semblait un matériau intéressant pour un roman possible. Ensuite, il y a un travail documentaire, des lectures, des intuitions, des essais, des tâtonnements, et s’est peu à peu imposée l’architecture d’un roman choral avec des voix multiples de personnages, réels ou fictifs, qui se répondent, se répètent, se contredisent, se complètent. J’ai toujours pensé que l’histoire n’était pas linéaire et encore moins limpide ni tranquille, la grande Histoire comme d’ailleurs celle de n’importe quelle vie humaine aussi modeste et anonyme soit-elle. Et ce dispositif narratif me permettait aussi de parcourir une période de plus d’un siècle, de 1914 à nos jours, en multipliant les focales, les raccourcis, les rapprochements, les sauts temporels –...

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