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Dossier Julia Deck
Bâtir son œuvre

janvier 2022 | Le Matricule des Anges n°229 | par Thierry Guichard

Au fil des romans qu’elle publie, Julia Deck confirme la place qu’elle occupe désormais dans une littérature qu’elle pensait inaccessible. Et distille ainsi une ironie salvatrice. parution de Monument national.

En quatre romans, Julia Deck s’est fait une place dans le paysage de la littérature française contemporaine. Et son cinquième opus, Monument national, qui sort ces jours-ci confirme que la jeune femme creuse son propre sillon par le biais d’une écriture qui a su trouver sa légitimité. Et sa singularité.

Julia Deck naît en 1974 à Paris, une ville qu’elle ne quittera qu’en 2020 pour s’installer à Tours mise par la grâce du TGV aux portes de la capitale. Du côté paternel on est plutôt de droite et catho : « ils avaient une entreprise de BTP mais ils étaient mauvais en affaires. » Comme on a lu Propriété privée qui raconte la désastreuse installation d’un couple dans un quartier résidentiel et Monument national où c’est une vie de château qui est évoquée, on se demande si cette obsession d’une maison à soi est un héritage familial. Mais non : « ils n’ont jamais possédé le moindre bien immobilier, encore moins un château. » L’entreprise ferme lorsque le grand-père prend sa retraite. Pour visiter la branche maternelle, traversons la Manche : « c’était une famille ouvrière du nord de l’Angleterre. Ma mère a été la seule de sa famille à faire des études grâce à l’obtention d’une bourse. » Elle deviendra enseignante et traductrice et s’installe en France à l’âge de 30 ans après avoir séjourné à Paris pour y faire des études et être allée vivre à Rome puis à Londres. C’est lors de vacances à Paris qu’elle rencontre le futur père de Julia. « En fait, mes parents ont complètement changé de classe sociale. Je me suis contenté de m’installer dans celle à laquelle ils ont accédé. »

Jusqu’à l’adolescence, c’est le français qui est parlé à la maison. L’anglais est réservé aux vacances passées outre-Manche. Mais suite à la séparation de ses parents, « j’ai pour ainsi dire changé de langue maternelle vers 16 ans : je ne parle plus qu’anglais avec ma mère. C’est important pour moi dans le rapport à la langue, à la lecture, à l’écriture et à l’identité, cette sensation d’être française sans l’être complètement et toujours un peu en exil alors qu’en réalité, j’ai toujours vécu en France. En Angleterre je me sens aussi en exil, mais ça dure moins longtemps et c’est plus doux. »
François Deck, son père, est un artiste plasticien qui pratique la gravure et le dessin, mais va s’orienter vers des installations et des « travaux plus conceptuels ». Julia Deck passe vite sur l’évocation de son père : « c’est difficile pour moi d’en parler car si on se rejoint sur le processus de création, les modalités de la vie artistique sont assez différentes. J’ai choisi une forme plutôt classique, le roman naturaliste pour dire vite, et je me suis tournée vers un éditeur littéraire très connu, alors que mon père a toujours préféré les marges, je crois. Enfin, je ne veux pas parler pour lui. » Il enseigne aux Beaux-Arts de Grenoble à partir des années 1980, « avant c’était vraiment difficile financièrement ». Et d’ajouter pour faire diversion : « il y...

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