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Éditeur Le Dilettante : au bon plaisir

janvier 1993 | Le Matricule des Anges n°3 | par Philippe Savary

Où peuvent mener la passion des Lettres et le bénévolat ? Là précisément. Avec plus de soixante titres à son catalogue, Le Dilettante s’est forgé tranquillement une place respectable dans l’édition.

« Nous ne sommes pas des bibliophiles »

Sans la présence de quelques livres qui font office de revêtements muraux et d’ameublement en colonnade, le siège des éditions Le Dilettante ressemblerait à une buanderie abandonnée. Le compte est vite fait : une table chargée, deux chaises en bois et une machine à café, le tout sur une dizaine de mètres carrés, coincé au fond de la librairie qui porte le même nom, au 11 rue Barrault dans le XIIIe arrondissement parisien. Il y a deux sortes d’éditeurs : ceux qui le revendiquent comme profession de foi et ceux qui l’adoptent par habitude. Apparemment, Le Dilettante a opté pour la formule la moins ostentatoire, la plus paisible, pareil à ce chat qui dort sur les ourlets de chacune de ses couvertures.
Le Dilettante ne ressemble en rien à une maison d’édition. C’est simplement un lieu où se réunit une bande de passionnés aux mêmes affinités, un espace de fraternité en sorte, qui donnerait naissance comme par enchantement à la publication de quelques livres. Libraire, chargé de fabrication dans l’édition ou graphiste aux heures ouvrables : toute l’équipe est bénévole. Ici et là, on parle de crise, de morosité. Eux, ils s’en fichent. Autour de ses piliers, Anne-Marie Adda, José Benhamou, Dominique Gaultier, Le Dilettante continue à tirer ses coups de coeur à 999 exemplaires et prend la voiture pour les diffuser. Tout ça pour le plaisir des belles-lettres. La preuve : ils ont attendu près de six ans pour éditer leur premier catalogue. Sûrement par oubli ou par concession. A coup sûr pour ne plus qu’on leur casse les pieds. Avec plus de soixante titres, au rythme d’une dizaine maximum par an, Le Dilettante trouve le moyen de publier des textes d’auteurs reconnus (Emmanuel Bove, Bernard Frank, Alexandre Vialatte) et de céder aux plus grandes maisons quelques précieuses découvertes (Alain Bonnand, Eric Holder, Pierre-Edmond Robert). En toute tranquillité. Sans fracas. Il doit y avoir un secret dans ce dilettantisme. José Benhamou nous a reçus dans sa librairie.

Comment s’est créé Le Dilettante ?
Par accident… organisé. A l’origine, on n’avait pas l’intention de faire de l’édition. J’étais correcteur d’imprimerie, Dominique Gaultier s’occupait du Tout sur le Tout, maison spécialisée dans la réédition d’auteurs français, en même temps que de la librairie de la Commune de la Butte aux Cailles (devenue celle du Dilettante en 1986). Une bande de copains y gravitait. J’ai connu Dominique à l’école primaire et on se revoyait dans les mouvements anarchistes. A l’époque, la librairie éditait des petits textes qu’on offrait aux bons clients pour Noël. Nos premiers titres ont été Nouvelles du Nord d’Eric Holder et Grognards et Hussards de Bernard Frank. C’était fin 1984. Quelques mois plus tard, pour le centenaire de la mort de Victor Hugo, on a réédité un pamphlet de Paul Lafargue, le gendre de Marx. Et ensuite, on s’y est pris sans aucune idée particulière. Comme par habitude.
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