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Dossier François Bon
L’écriture au corps à corps

janvier 1993 | Le Matricule des Anges n°3

L’écriture de François Bon est souvent tortueuse. Elle ouvre la narration aux voix concomitantes qui s’y réfugient. Inscrite volontairement dans le contexte social, elle émane pourtant des plus sombres profondeurs de la conscience de son auteur.

Peut-on parler de ces pères en écriture qui ont inspiré votre oeuvre ?
La notion de père ne me convient pas. C’est plus violent que ça. J’ai l’impression qu’à 16-17 ans c’était le Nouveau Roman. Les déclencheurs, ce sont les contemporains. Blanchot, par exemple. Ou tout ce qui se passait autour de la revue Digraphe.
Ce que l’on doit faire à partir de là, c’est remonter aux sources de l’écriture. Quand on arrive à ce sentiment de toucher aux origines, alors tout s’emboîte. Pour écrire dans l’instant, il faut remonter bien en arrière.
Vous passez toujours par un personnage, sorte de narrateur indirect, pour raconter vos histoires…
Autant oralement, j’aime bien raconter, autant par écrit je ressens l’impossibilité de raconter une histoire, alors tous les contournements sont bons. Echenoz, par exemple, cite une convention de narration et la pastiche. Moi, je n’y arrive pas. Dans la tragédie, on raconte par le biais des masques… Il faut transférer cette responsabilité de narrer. Petit à petit, je voudrais acquérir plus de simplicité.
Quand j’écris, je ne réfléchis pas grammaticalement. Je sais que c’est intriqué, ce n’est pas simple, en même temps c’est cette profondeur là qui m’intéresse. En fait, ce qui m’intéresse dans l’écriture c’est que même si on essaie de s’expliquer là-dessus, ça reste… Ce n’est pas une réflexion intellectuelle qui fait écrire comme ça.
Pour écrire sur une ville où vous avez séjourné, il vous faut prendre du temps. C’est une façon de se mettre à distance ?
Oui. Mais le germe de l’écriture est dans l’instant. C’est le travail de carnet, une phrase entendue que l’on note. Par exemple, dans Le Crime de Buzon, c’est juste le regard d’un type, avec une torsion du cou, c’est ça, juste ça qui est à l’origine du roman.
Vous respectez un rituel pour écrire ?
Oui. Il y a toujours un rituel, mais il change à chaque livre. Flaubert, Dostoïevski attendaient le soir pour écrire. Moi, je me lève entre 4 et 5 heures et à 9 heures, le meilleur est fait.
Parfois, je passe des semaines, des mois sans rien faire, je découpe un article dans un journal, une photo. Si un jour trois feuillets viennent d’un coup, le reste de la semaine, je vais le passer sur ses trois feuillets.
Vous gommez beaucoup, comme la plupart des auteurs ?
Non. J’attends très longtemps, mais le jour où ça tombe, c’est tombé.
C’est un conflit au corps à corps. On est devant un trou, il y a quelque chose qui va venir le remplir, et ça, il faut l’attendre. Je travaille ainsi par lots de trois pages.
Les ateliers d’écriture, c’est le laboratoire des oeuvres à venir ?
Pour moi, en ce moment, ces ateliers comptent beaucoup comme expérience humaine, dans la gravité des mots que l’on emploie. Le travail de laboratoire est toujours dans la lecture. Par exemple, je me suis rendu compte que les phrases de Saint-Simon tournent toujours autour de trois verbes. Je n’ai jamais vu ça chez...

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