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Dossier François Bon
Inédit - Parking

janvier 1993 | Le Matricule des Anges n°3

Voici un extrait de Parking, fiction pour un acteur seul écrite par François Bon, diffusée prochainement sur Arte

Tu es seul, personne ne viendra lever la trappe où tu es. C’était une vie terne à buter chaque pas pensais-tu dans des murs, et trop encombrés. On a des prétextes pour s’équiper parce qu’il faut bien un frigo et une table, un lit pour y dormir qu’on choisit beau parce qu’il était beau de décider d’y dormir ensemble. Et quoi, il faudrait se priver même sur le peu de plaisir qui demeure ? Ecoute, je parle pour toi : tu recommençais au matin le bus et l’usine était-ce si terrible au fond ou pire que le lot commun.
Cette impression seulement, que la place qu’on a sur terre ils vous la font payer quand bien même elle n’est pas ce qu’on souhaite.
La sortie du dimanche quand on aimerait tant ne rien faire, la case étroite des chambres quand on n’a pas de place où lancer les bras. Que l’espace le plus libre est cette demi-heure au soir où on se tasse au zinc et que le bruit comme les lumières sont plus violents et vous soûlent, on prend un bonbon fort pour cacher mal l’haleine d’anis et d’alcool, puis on se décide à remonter dans l’odeur de la cuisine et l’enfant dans vos jambes sur le fond criard du téléviseur parce que ça colmatait tellement bien ce qu’on arrivait plus à se dire : tu t’asseyais, la variation continue des couleurs en est douce, promesse que n’importe quand, à la prochaine saute d’image cela pourra s’arranger peut-être, produire enfin.
Une voix tranchant sur le décor en toc et le sourire de commande, un visage en gros plan et la souffrance non jouée, deux mains tendues.
Tu en étais venu même à t’intéresser aux sports, suivre ces matches de foot prévus pour. Le front sur la vitre tu voyais bien, dans la nuit imparfaite et pâlie au-dessus de la dalle, sous ce halo pénible et invariable des réverbères, comment chacun, dans la case à lui attribuée, s’ingéniait à multiplier en vain les signes qui la lui auraient rendue singulière.
Crois-tu que du fardeau le poids soit moins sensible aux épaules des autres et qu’elle, Gilles ne devinait pas. Elle venait derrière toi et posait sa tête dans ton dos, tu ne te retournais même pas.

(Réalisation : R. Goupil. Interprétation : H. Surgères, B. Régent)

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