La lettre de diffusion

Votre panier

Le panier est vide.

Nous contacter

Le Matricule des Anges
BP 20225, 34004 Montpellier cedex 1
tel 04 67 92 29 33 / fax 09 55 23 29 39
lmda@lmda.net

Connectez-vous avec les anges

Vous n'êtes actuellement pas identifié. Pour pouvoir commander un numéro, un abonnement ou bien profiter, en tant qu'abonné, des archives en ligne, vous devez vous connecter avec votre compte.

Retrouver un compte

Vous avez un compte mais vous ne souvenez plus du mot de passe ? Vous êtes abonné-e mais vous vous connectez pour la première fois ? Vous avez déjà créé un compte, peut-être, vous ne savez plus trop ?

Créer un nouveau compte

Vous inscrire sur ce site Identifiants personnels

Indiquez ici votre nom et votre adresse email. Votre identifiant personnel vous parviendra rapidement, par courrier électronique.

Informations personnelles

Pas encore de compte?
Soyez un ange, abonnez-vous!

Vous ne savez pas comment vous connecter?

Poésie Grèce, aller-retour

février 1996 | Le Matricule des Anges n°15 | par Emmanuel Laugier

Sur un séjour en Grèce

Lauréat du prix Kowalski de la ville de Lyon en 1989 (soit à 24 ans) avec La Lettre d’été (Cheyne), puis remarqué en 1992 lors de la publication d’un volume de poèmes chez Gallimard -L’Enterrement du siècle -, Hervé Micolet rassembla ses deux façons d’écrire dans La Conférence sur les étrusques (Deyrolle, 1994). Oscillant entre une prose réflexive et des petits poèmes de trois à quatre vers sur les conditions quasi-impossibles du voyage, sur la déception et l’ennui que procurent ces trajets balisés, et inversement sur ce que ces lieux-tombeaux de l’Acropole ou d’ailleurs nous demandent de prendre en charge, Hervé Micolet est à sa façon une sorte d’aventurier de la déception, dont le regard suit la lente dérive des pays de haute mémoire. Et c’est à cela que convie encore Sur un Séjour en Grèce, une dérive fatale que rien, à part quelques hommes isolés, n’essaye de freiner, une dérive qui transforme ces pays (Grèce, Albanie, Italie, etc.) en des sortes de petits modèles américains, boîtes de Coca-Cola, enseignes à l’effigie d’une boisson de couleur mazout. Ainsi « jouant avec la perspective/sous la treille des caténaires,/de longs corridors s’écrasent au fond/contre l’Acropole, simple anecdote,/barrage lumineux ». A cette sorte de lassitude se mêlent des instants d’enthousiasme, d’étonnement et de grâce, la légèreté et le poids du quotidien, une sensualité sourde et proche par exemple des romans de Pavese. Se divisant en huit poèmes, tous narratifs, d’un lyrisme aux accents parfois précieux, ce livre marque l’écart entre notre monde convulsif et la tenue des grandes civilisations qui liaient le quotidien (le vase étrusque par exemple) aux grandes aspirations spirituelles d’un peuple. Ainsi, « Toute une cohue ressemble à la profusion des boutiques/où l’on expose aux mouches la viande rouge » ou encore « et là-bas des quartiers blancs/pareils à des éboulis ou des bris de verre » donnent à voir sans détour ce décallage. Cette simplicité, encore étouffée, conduira peut-être Hervé Micolet à

Sur un séjour en Grèce
Hervé Micolet

Cheyne éditeur
60 pages, 80 FF

Grèce, aller-retour Par Emmanuel Laugier
Le Matricule des Anges n°15 , février 1996.
LMDA PDF n°15
4.00 €