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Dossier Régine Detambel
Du jeu au je : apprendre à se découvrir

septembre 1996 | Le Matricule des Anges n°17 | par Thierry Guichard

Après avoir commencé une oeuvre de virtuose pour qui les contraintes étaient des masques jetés entre elle et l’écriture, Régine Detambel s’est de plus en plus livrée dans ses romans. Son écriture intelligente est devenue diablement sensible.

Avant que ne commence l’entretien, Régine Detambel dispose devant elle, sur un bureau où l’ordre règne, une petite pile de feuilles blanches et un stylo-feutre noir qu’elle remplacera par un autre, similaire, mais plus neuf, lorsque le premier aura perdu un peu de son onctuosité. Durant tout l’entretien, qui comme les phrases de Proust, s’étirera de digressions en digressions, Régine Detambel va griffonner ses pages blanches. Ce seront des mots, des noms d’auteurs ou d’éditeurs, ce seront des signes cabalistiques, d’impossibles dessins, des formes géométriques. La main ne restera jamais en repos, et l’on verra sous ses doigts le cardiogramme des questions-réponses noircir anarchiquement les feuillets.
Enthousiaste souvent, Régine Detambel laisse sa pensée dévaler en roue libre, passant d’une idée à une autre à la faveur d’un mot passerelle. Elle convoquera souvent des auteurs, qu’elle citera de mémoire mais simplement, avec gourmandise. L’espace autour d’elle, lisse et clair, se fera alors de plus en plus chaleureux. C’est qu’il aura revêtu l’aspect rassurant d’une chambre d’enfant. Cela explique peut-être qu’après avoir d’abord évoqué l’échec, nous nous soyons arrêtés finalement sur un autre mot, plus difficile, presque obscène aujourd’hui : l’amour.
Vous êtes entrée en littérature avec trois premiers romans, et deux courts textes, qui, chacun, associe le thème de la création à celui de l’échec. Est-ce à dire que pour vous création et échec sont liés ?
Dans L’Amputation, le personnage principal a créé quelque chose, une sculpture, et le problème c’est : « comment je vais m’en débarrasser maintenant ? ». Aujourd’hui, le simple fait de voir mes livres comme ça (Régine Detambel montre l’étagère de la bibliothèque où les livres qu’elle a écrits et leurs traductions commencent à prendre une place certaine) et je sais que je suis vachement éloignée d’eux… Il y a un geste qui m’impressionne : à chaque fois que l’on jette quelque chose dans l’eau profonde, on fait un geste du bras pour, d’une certaine manière accompagner ce que l’on jette et qui va disparaître, couler. Quand je lance quelque chose dans l’eau, à chaque fois j’ai l’impression de partir avec. Les livres c’est ça.
L’échec de la création, il vient après. C’est la peur de gagner.
Moi, je ne vais jamais défendre mes livres après leur parution, pas de signatures, pas de télévision, sauf si elle vient chez moi, mais moi, je ne me déplace pas. Ça, c’est un comportement destructeur. D’ailleurs plutôt que d’échec, il faudrait parler de destruction. Ce qui reste, c’est ça (elle montre à nouveau les livres) et c’est tout.
Il peut y avoir échec aussi dans la rencontre. Là, je parle en tant que lectrice. On peut être amoureux d’une œuvre et déçu lors de la rencontre avec l’auteur.
Je suis très naïve. Longtemps je n’ai pas pensé qu’il y avait un auteur derrière un livre. Le premier écrivain que j’ai rencontré c’était grâce à Élisabeth Gille ma...

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